Peter Pham envoyé spécial des USA pour le Sahel : Qui a dit que cette région était dans l’angle mort de l’oncle Sam ?

Peter Pham envoyé spécial des USA pour le Sahel : Qui a dit que cette région était dans l’angle mort de l’oncle Sam ?

«Service minimum» avait lâché Mike Pompéo à Dakar le 16 février 2020 lors de sa visite au Sénégal pour signifier que non seulement les USA allaient alléger leur corps expéditionnaire en Afrique, mais ne se ‘’décarcasseront’’ plus trop pour un bourbier dont ils n’y ont pas trop d’intérêt. 7 000 Boys américains sont en Afrique dont une partie au Sahel, et surtout dans la corne de l’Afrique et coûte à peu près 60 millions d’Euros aux contribuables américains avec leur service de ravitaillement et leurs grandes oreilles efficaces (renseignement).

En dépit d’un séjour diplomatique de Florence Parly à Washington, l’Amérique était restée droite dans ses bottes, en accord avec les locataires du sous-sol de la Maison blanche, ceux du conseiller à la sécurité nationale.

Donc l’Afrique et surtout le Sahel n’intéressent pas les USA ? Puisqu’ils refusent de délivrer le chapitre 7 de l’ONU au Sahel et retirent une partie de ses militaires. Voire ! Puisqu’en même temps que l’Amérique avance à reculons sur les dunes du sable sahélo-sahariennes, elle vient de nommer Peter Pham comme envoyé spécial pour le Sahel.

Mandate-t-on un missi dominici dans un bled qu’on porte en piètre estime ? Que nenni ! A la vérité, les USA non seulement ont envie de laisser les Européens qui ont peu ou prou provoqué cette situation au Sahel, en éliminant Kadhafi, les Américains veulent donc les laisser «se débrouiller» seuls. Mais en même temps, ils savent qu’il faut compter avec le continent noir dans l’avenir, pour son sous-sol, ses espaces, sa main-d’œuvre, et son dividende démographique.

Le American first a aussi des limites, et l’oncle Sam le sait bien à commencer par Donald Trump lui-même qui sait que tout pays aussi hyper puissant soit-il ne saurait vivre en autarcie, ignorant ou négligeant ce qui se passe outre-Potomac.

C’est dire que la nomination de cet émissaire est la preuve que le Sahel n’est pas dans l’angle mort des USA, loin s’en faut ! Mais la première puissance applique ce qu’on nomme dans le jargon diplomatique la politique du seigneur. Donner l’impression de ne pas en vouloir, faire dans l’éthos (parler de la chose, sans en dire trop). mais en dire assez pour signifier ses intentions.

Reste à savoir, quel sera la feuille de route de ce Monsieur Sahel Américain. On ne tardera pas à le connaître.

Zowenmanogo ZOUNGRANA

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