Pissyamba Ouédraogo, SG SYNTSHA : «Le gouvernement ne veut pas  du dialogue social»

Pissyamba Ouédraogo, SG SYNTSHA : «Le gouvernement ne veut pas  du dialogue social»

Le Syndicat des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA) a animé une conférence de presse, ce mercredi 11 juillet 2018, à Ouagadougou, pour évoquer la question du dialogue entre le gouvernement et ce syndicat, en vue de la satisfaction de sa plateforme revendicative. Des dires du secrétaire général du SYNTSHA, Pissyamba Ouédraogo, depuis le 6 mars 2018, le SYNTSHA n’a plus tenu une réunion de concertation avec le gouvernement sur sa plateforme revendicative, en dépit de ses multiples interpellations et luttes.

Chaque fois que le gouvernement est interrogé sur la question des mouvements syndicaux, il répond : «le dialogue n’est pas rompu avec le syndicat», mais à en croire le SYNTSHA, il n’en est rien sur le terrain et il en veut pour preuve, le bilan de la mise en œuvre du protocole d’accord gouvernement – SYNTSHA du 13 mars 2017, qui a été fait, le 6 mars 2018, entre une délégation du gouvernement et celle du SYNTSHA qui a été clairement «négatif». Selon le secrétaire général du syndicat, Pissyamba Ouédraogo, ce résultat découle de façon évidente, du dilatoire dont le gouvernement use constamment pour ne pas respecter sa parole donnée. «Pourtant, le gouvernement, à tous les niveaux, déclare sa disponibilité au dialogue. Pour preuve, le ministre de la santé et ses collaborateurs ne cessent de soutenir dans leurs interventions, lors de nos luttes, que le dialogue n’est pas rompu avec le syndicat, mais il n’en est rien sur le terrain», a laissé entendre le SG du SYNTSHA.  Pour ce faire, le syndicat a exigé l’instauration d’un dialogue franc, favorable à la résolution de leurs problèmes. Il leur paraît évident que l’initiative et la responsabilité de convoquer une réunion de concertation entre le gouvernement et le syndicat revient au gouvernement. «Notre syndicat n’a jamais rejeté une invitation au dialogue sur sa plateforme revendicative», foi de Pissyamba Ouédraogo.

Depuis le 6 mars 2018, le SYNTSHA n’a plus tenu une réunion de concertation avec le gouvernement sur sa plateforme revendicative et ce, malgré l’appel récent du chef de l’Etat, le 24 juin 2018, aux syndicats en faveur de l’ouverture de concertations avec le gouvernement. «Le SYNTSHA n’a été convié par personne à une quelconque séance de travail sur ses revendications».

  1. Ouédraogo a souligné que le SYNTSHA ne peut dialoguer seul et est en devoir de poursuivre la lutte, si la situation demeurait en l’état. «Le gouvernement en portera seul l’entière responsabilité des conséquences». Le syndicat estime, en dépit des menaces de répression, qu’il est de son devoir de refuser d’être complice de l’indifférence des autorités de ce pays face à l’état chaotique de la majorité des services sanitaires et vétérinaires et à ses mauvaises conditions de vie. C’est pourquoi, il s’est senti obligé de :

dénoncer et condamner l’absence de dialogue franc de la part du gouvernement, bien qu’il crie en théorie, sur tous les toits, sa disponibilité au dialogue ;

défendre fermement nos droits démocratiques et sociaux ;

exiger la mise en œuvre conséquente du protocole d’accord du 13 mars 2017.

Aline Ariane BAMOUNI

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