Pluies diluviennes au Burkina : Le bilan fait état de 13 décès et 19 blessés

Pluies diluviennes au Burkina : Le bilan fait état de 13 décès et 19 blessés

Le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango a présenté aux hommes de médias, le résumé du Conseil des ministres du mercredi 9 septembre 2020. La situation pluviométrique a fait l’objet d’une communication orale au cours de cette rencontre de l’exécutif, qui a en effet, décidé de déclarer l’état de catastrophe naturelle. Comme dégâts enregistrés, en plus des constructions qui sont tombées, le pays enregistre 13 décès et 19 blessés.

 

Les ministres burkinabè ont repris du service le mercredi 9 septembre 2020 avec le Conseil des ministres. De nombreux dossiers ont été traités au cours de cette rencontre de l’exécutif. C’est le ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, Abdoul Karim Sango,  qui a présenté le résumé de la réunion. Il confie qu’au titre du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, le conseil a examiné et adopté l’avant-projet du budget 2021 qui sera transmis à l’Assemblée nationale pour examen et adoption. De façon détaillée, il indique que le budget 2021 se chiffre à 2 241,42 milliards de francs CFA en recettes et à 2 782,22 milliards en dépenses ; dégageant ainsi un solde budgétaire global d’au moins 540,80 milliards de francs CFA. Cela correspondant à -5,60% du PIB, souligne-t-il. Les recettes propres selon lui, se chiffrent à 1 947,22 milliards de francs CFA contre des prévisions révisées de 1 664,78 milliards de francs CFA en 2020, correspondant ainsi à un accroissement en valeur absolue de 282,44 milliards de francs CFA. Les dépenses budgétaires totales se chiffrent à 2 782,22 milliards de francs CFA et enregistrent une hausse brute de 263,76 milliards de francs CFA. Quant aux dépenses courantes, elles se chiffrent à 1 827,10 milliards, soit 65,67% des dépenses totales. Si on s’en tient à aux explications du chef du département de la Culture, le poids des charges courantes dans les dépenses totales reste dominé par celui des dépenses des personnels qui affiche un montant de 950 milliards de francs CFA. Il explique qu’en 2021, la masse salariale va représenter 54,87% des recettes fiscales contre 53,08% en 2020. S’agissant du taux de pression fiscale, il devrait être de 18% contre une norme régionale qui devrait être supérieure ou égale à 20%, a-t-il soutenu.

Le conseil a également examiné au titre du MINEFID, deux autres décrets qu’il a adoptés. Selon Abdoul Karim Sango, il s’agit du décret portant création de l’Institut national de formation du personnel de l’éducation et de celui portant approbation des statuts de l’Institut national de formation des personnels de l’éducation. Si on se réfère à ses explications, ces deux décrets permettent de rationaliser la gestion des EPE du ministère de l’Education nationale qui ont des missions similaires, notamment à travers leur regroupement. Avec l’adoption de ces décrets, l’on assiste à la fusion de huit ENEP en un seul institut en charge de la formation des professeurs des écoles.

La situation de la trésorerie de l’Etat passée en discussion

Toujours au titre du ministère de l’Economie, des Finances et du Développement, le conseil a examiné et adopté trois projets de décret, dont l’un portant fixation de la rémunération de base du contrôleur d’Etat et classement indiciaire des contrôleurs d’Etat, des assistants de vérification et des enquêteurs de l’Autorité supérieure de contrôle d’Etat et de lutte contre la corruption (ASCE-LC). S’agissant toujours de cette institution, le porte-parole du gouvernement du jour, parle de la grille indemnitaire du contrôleur général d’Etat, des contrôleurs d’Etat, des assistants de vérification et des enquêteurs de l’ASCE-LC. Pour ce qui est du troisième décret, il concerne la grille indemnitaire de l’inspecteur général des finances et des inspecteurs de l’inspection générale des finances.

Un autre dossier examiné et adopté au cours de ce Conseil des ministres, c’est le rapport sur l’état d’exécution du budget 2020 et la situation de trésorerie de l’Etat. Selon le ministre Abdoul Karim Sango, l’on retiendra qu’au titre des recettes, au 30 juin 2020, la trésorerie disposait de 896,48 milliards qui ont été recouvrés sur une prévision de 2 233,32 milliards, soit un taux d’exécution de 40,14%. Les recouvrements des recettes internes sont de 840,11 milliards soit un taux de 44,34%.

L’état de catastrophe naturelle décrété

Au titre du ministère des Transports, le conseil a approuvé l’attribution du marché relatif aux travaux de construction des bâtiments de la zone technique du nouvel aéroport international de Donsin à l’entreprise «Cino hydro corporation limited» pour un montant de 9 809 252 399 francs CFA en hors taxe. En toutes taxes comprises, le montant est de 11 577 917 780 francs CFA. Le délai d’exécution est fixé à 24 mois. L’information a été partagée par le porte-parole du jour.

Au titre des communications orales, le ministre en charge du Tourisme affirme que le conseil s’est appesanti de façon particulière sur la situation de la pluviométrie. Et il a décidé de décréter l’état de catastrophe naturelle. Dans ce sens, il a instruit le ministre en charge de l’Economie de dégager immédiatement une ligne de crédit de cinq milliards de francs CFA pour faire face aux urgences nées de la situation. Comme dégâts à déplorer, en plus des constructions qui sont tombées, l’on enregistre 13 décès et 19 blessés. Face à cette situation, le conseil a instruit le ministre en charge de l’Administration territoriale de procéder à la réquisition immédiate de toutes les infrastructures pour loger les sinistrés, a indiqué Abdoul Karim Sango, qui appelle les Burkinabè à faire preuve de solidarité envers les personnes sinistrées.

Edoé MENSAH-DOMKPIN

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