Présence de l’armée française au Burkina : Chrysogone Zougmoré répond sèchement à Alpha Barry

Présence de l’armée française au Burkina : Chrysogone Zougmoré répond sèchement à Alpha Barry

Lors du point de presse qu’il a animé hier mardi 3 décembre 2019, pour annoncer les activités entrant dans le cadre de la 21e commémoration du 21e anniversaire des assassinats de Sapouy, Chrysogone Zougmoré est revenu sur les propos du ministre des Affaires étrangères, Alpha Barry, par rapport à la présence des forces étrangères notamment françaises au Burkina Faso.

Selon le président du Mouvement burkinabè des droits de l’homme et des peuples (MBDHP), pour un ministre, ce sont des propos irresponsables et dangereux.

Pour lui, cela s’apparente à un appel à la répression et pire, à un appel au meurtre de dirigeants de certaines structures  associatives du Burkina Faso. «Lorsqu’on estime que dénoncer l’impérialisme équivaut à avoir la même posture que des djihadistes ou des terroristes, c’est assimiler pratiquement les responsables et les militants de ces structures à des terroristes et à des djihadistes et appeler à les traiter comme tels. Je comprends  maintenant pourquoi la marche du 16 septembre 2019 a été fortement réprimée dans le sang. C’est maintenant qu’on perçoit pourquoi cela a eu lieu. Vous aurez suivi également que des responsables de ces structures qui appellaient au départ des troupes françaises du Burkina Faso, ont été assassinés le 31 mai 2019. On comprend pourquoi ces jeunes ont été assassinés».

Et Chrysogone Zougmoré d’inviter le ministre Barry à retirer ses propos. «Il serait sage pour le ministre des Affaires étrangères de retirer purement et simplement ces propos qui incitent à la haine et à la répression des militants de nos différentes structures. Il n’a pas besoin de faire un dessin. Ça s’adresse au MBDHP, à la CGT-B, à l’ODJ, etc…, ce sont des propos extrêmement graves de valet zélé de l’impérialisme au Burkina Faso qui, de temps en temps apparaissent même plus dangereux que l’impérialisme lui-même. Quoi qu’il en soit, nous disons que si quelque chose arrive à un des responsables ou à un des militants des structures qui luttent pour l’indépendance véritable du pays et qui demandent le départ de ces troupes françaises du Burkina nous sauront où aller demander des comptes. Nous allons prendre nos responsabilités en tant que structures responsables», a-t-il prévenu.  

Rappelons que le dimanche dernier, lors d’une émission radio, le chef de la diplomatie avait défendu la présence de l’armée française au Burkina et assimilé les pourfendeurs de cette présence comme des terroristes.

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