Présidence du CSC : Désormais c’est Désiré Comboïgo qui assure l’intérim

Présidence du CSC : Désormais c’est Désiré Comboïgo qui assure l’intérim

C’est l’épilogue d’une longue bataille qui aura duré près de deux ans. Désiré Comboïgo est depuis quelques jours, président du Conseil Supérieur de la Communication du Burkina Faso.

L’homme longtemps désavoué par certains de ses pairs, qui a dû faire appel à la justice pour se voir réhabilité a fini par prendre ce qui lui revenait de droit. C’est du moins ce que stipule le décret du chef de l’Etat, Roch marc Christian Kaboré qui en date du 14 décembre 2017, a décidé du remplacement de Nathalie Somé, en conflit avec la justice pour des supposées malversations, et détenue à la MACO par son vice-président Désiré Comboïgo. Ce décret qui vient mettre fin à la cacophonie institutionnelle que vivait l’institution de régulation de l’information et des communications met un terme au mandat de jean de Dieu Vokouma, nommé précédemment président suppléant par un décret signé du directeur de cabinet. Chose qui a valu une levée de bouclier au sein de l’opinion qui avait contesté cette nomination.  Cette nomination va-t-elle mettre fin à la crise qu’a connu le CSC ? L’espoir est permis et les choses semblent désormais rentrer dans l’ordre, selon une source interne. Rappelons que les choses ont débuté au lendemain du putsch manqué du 16 septembre 2015, lorsque Désiré Comboïgo, alors vice-président du CSC, est soupçonné d’avoir soutenu les militaires du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) dans leur forfait. Il est interpellé par la gendarmerie et placé en garde à vue du 22 au 26 octobre. Pendant ce temps, une session du CSC est convoquée pour le 23 octobre 2015. Dans les mains de la gendarmerie, il ne prend pas part à ladite session. Après sa garde à vue, au cours de laquelle, il est présenté à un juge qui l’a relâché pour insuffisance de preuves, il reprend fonction au CSC mais une fronde à l’interne l’empêche de siéger convenablement et c’est le début d’une longue bataille juridique qui a fini par le réhabiliter dans ses droits.

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