Présidentielle au Cameroun : Ça fait quoi à Biya si les Anglophones ne votent pas ?

Présidentielle au Cameroun : Ça fait quoi à Biya si les Anglophones ne votent pas ?

Ils représentent 22% de la population camerounaise, et le 1er octobre, dernier, ils ont commémoré de façon symbolique, l’anniversaire de l’Ambazonie, une République imaginaire, censée regrouper le Sud-Ouest et le Nord-Ouest du Cameroun. Ils, ce sont les Anglophones du Cameroun, qui ne voteront pas ce dimanche 7 octobre, pour la présidentielle. Couvre-feu, traque des forces de l’ordre, exode de 270 000 personnes, quasiment pas de campagne électorale à Buea et Bamenda, les deux régions concernées par l’irrédentiste camerounais, tous les ingrédients sont réunis pour que les Anglophones ne votent, pas en dépit des propos rassérénants de l’Elecam, l’Administration électorale.

Certes, un Joshua Osih, ou Muna Akere, deux fils de ces contrées se risqueront peut-être à faire campagne, ne serait-ce que de façon discrète, mais, on l’aura constaté, Paul Biya a royalement snobé, ces Anglophones frondeurs, et n’y a pas fait campagne, sécurité et agacement sans doute expliquent cette posture. D’ailleurs, à part Maroua, le président-candidat n’est véritablement pas allé à la conquête des voix de ses compatriotes, convaincu, (qui ne le serait pas à sa place) que la présente présidentielle, sera encore une formalité pour lui qui connaît ce Cameroun et sa carte électorale, comme la paume de ses mains.

Que sur les 6,5 millions du corps électoral, une partie de ce Sud-Ouest ou Nord-Ouest, «fantomisée», par l’atmosphère conflictogène ne vote pas ce 7 octobre, cela fait quoi au président sortant, à cette course au palais d’Etoudi ? Plus prosaïquement, que les Anglophones ne votent pas ou votent de façon disparate, ça fait quoi à Paul Biya ? Car en tous les cas, avec ou sans le vote de ces sécessionnistes de l’Ambazonie  l’identité du prochain président du Cmaeroun, ne changera pas. Toutes les conjectures se ramèneront à une chronique d’une victoire annoncée : celle de Paul Biya. Ainsi va la Cameroun, dont tout bouge pour  que rien ne bouge, surtout en matière d’élection présidentielle. Depuis 1982.

La Rédaction

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