Tout est accompli pour Romuald Wadagni depuis hier 24 mai 2026 : Elu avec 94,05% des suffrages, le voici qui a juré devant « Dieu, la nation et les mânes des ancêtres», les Grands juges et sous les 12 couqs de canon pour défendre la Constitution et le Bénin, en tant que 6e président de l’ex Dahomey. En lui remettant son serment, le président de la Cour constitutionnelle Dorothé Sossa met le nouveau président face à ses responsabilités. Lesquelles se déclinent en termes de défis de continuité et de rupture. Là, au Palais des congrès devant plusieurs délégations étrangeres notament, et les ministres des Affaires étrangères du Mali et du Burkina Faso, c’est un Romuald Wadagni Cossi M’bueké confiant, serein qui a répété ses promesses de campagne. Sera-t-il le président qui fera ce qu’il a dit ? Les chantiers de son prédécesseur sont là, et il lui appartient de les affiner pour rien que montrer qu’il a de qui tenir.
Mais rupture également car Wadagni dauphin de Talon n’est pas Talon, 2016 est loin de 2026 et la géopolitique bouge. De grand argentier à président, il a les qualités, reste les actes ! Ainsi en est –il de la gouvernance démocratique au Bénin estampillé par 10 ans de marquage serré du Palais de la Marina aux opposants dont plusieurs sont embastillés. Il faudra voir dans quelle mesure lever le pied pour élargir ces derniers, surtout que d’opposition, il n’y a point. Même Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) dont le champion a été le faux challenger de Wadagni, FCBE a rejoint avec armes et bagages le camp du vainqueur pour une opposition conviviale.
Comment Wadagni compte-t-il gérer la question du terrorisme dans son Nord ? Quelle approche pour pacifier son sérail géographique avec le Burkina et le Niger ? Car lorsque dans son adresse solennel il affirme qu’il faut travailler ensemble contre le terrorisme, c’est bien dit, encore faut-il que les planetes soient alignées entre son pays et les 3 de l’AES.
Or, avec son prédécesseur et mentor ce ne fut pas le cas. Wadagni s’inscrira t-il dans une posture différente avec le Niger et le Burkina ? Quel contenu va-t-il donner à sa politique extérieure et au vent de souveraineté qui soufflent ? Réponse en filigrane dans les 100 jours et dans 6 mois.
Aujourd’hui au Faso


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