Procès d’Ali Kushayb à la CPI : un  massacreur de Darfouris à la barre

Procès d’Ali Kushayb à la CPI : un  massacreur de Darfouris à la barre

Depuis hier lundi 24 mai 2021, s’est ouverte  à la Haye, l’audience de confirmation des charges du Soudanais Ali Muhammad Ali Abd-Al-Rahman, connu aussi sous le nom d’Ali Kushayb. Il est suspecté d’avoir commis des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Au cours de cette première audience, c’était surtout à l’accusation de tenter de convaincre la Cour d’aller jusqu’au procès. Celui qui est suspecté d’avoir contribué à massacrer plusieurs Darfouris s’est présenté devant le tribunal qui aura la lourde tâche de le juger. Au total, Abd-Al-Rahman est suspecté de 31 chefs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, qui auraient été commis entre août 2003 et au moins avril 2004 au Darfour (Soudan).

Lors de cette audience et comme c’est le cas dans les autres dossiers, la défense a soulevé des irrégularités dans les procédures préliminaires avant que l’accusation ne reviennne à la charge pour entrer dans le vif du sujet avec des rappels des évènements qui ont endeuillé cette région du Soudan. L’accusation conduite par Fatou Bensouda qui a rappelé qu’il s’agissait sans doute de sa dernière apparition à la Cour en tant que procureur de la CPI, s’est employée à présenter ses éléments contre Ali Kushayb, à démontrer qu’il était à l’époque un haut dirigeant des janjawids, «respecté et craint». La démonstration a été faite du lien important entre celui-ci et les membres du gouvernement de l’époque, son rôle d’intermédiaire, de lien qu’il avait entre les autorités et les groupes janjawids sur le terrain.  L’accusation a présenté, par localités et par type de crimes, les faits reprochés à Ali Kushayb. De nombreux cas ont été détaillés, documents et témoignages à l’appui. Le caractère systématique et le choix des victimes guidé par le genre, l’ethnie et l’appartenance politique.

Les preuves montrent que Abd-Al-Rahman était un auteur conscient, volontaire et entreprenant de ces crimes, a affirmé la procureure Bensouda. Il a joué un rôle crucial en menant des attaques, en commettant des meurtres, et en ordonnant d’autres meurtres. L’objectif de l’accusation : convaincre que les éléments sont suffisants pour conduire la procédure jusqu’au procès. Des témoignages ont également été mis en avant, comme ce récit d’un témoin concernant les mauvais traitements subis par ce le leader communautaire Umdah Yaya à Mukjar.

La Rédaction

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