C’est un bilan à mi-parcours de la mise en œuvre du Programme d’urgence pour le Sahel (PUS) que vient de dresser le gouvernement à travers la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie et des finances, Pauline Zouré.
Hier jeudi 15 février 2018, en la faveur de la session extraordinaire du conseil d’orientation stratégique, présidée par le chef du gouvernement, Paul Kaba Thiéba, elle a indiqué que le PUS, lancé en août dernier enregistre à ce jour 42% de taux d’exécution. «Nous avons fait un bilan en fin janvier de la mise en œuvre du plan de travail de 2018 et il est ressorti que sur les six mois d’exécution, nous avons pu mettre sur le terrain 81 milliards de FCFA qui concentrent plus de 42% de taux d’exécution sur les activités qui avaient été retenues au titre de 2017», a déclaré Pauline Zouré.
La secrétaire d’Etat a estimé que ce résultat est «véritablement satisfaisant», car dans tous les ministères qui sont concernés par la mise en œuvre du programme, beaucoup de lignes ont bougé. «Sur le terrain, des Centres de santé et de promotion sociale (CSPS) ont été construits. On a enregistré la construction de deux commissariats, surtout beaucoup de clôtures de commissariats, des constructions de forages, des périmètres maraîchers sur plus de 80 hectares», a relevé Mme Zouré.
Par ailleurs, elle a assuré que ces infrastructures seront inaugurées au cours des mois à venir. Elle a souligné que pour ce qui concerne le plan du travail de 2018, il coûte 154,9 milliards de FCFA et connaît un gap de financement de près de 40 milliards de FCFA, lesquels seront mobilisés sur la base d’une table ronde avec les partenaires techniques et financiers.
«Nous avons des partenaires qui se sont annoncés à nous accompagner et à cette date, nous estimons à une contribution de près de 80 milliards de FCFA» a-t-elle indiqué. En rappel, le Programme d’urgence pour le Sahel (PUS-BF) couvre la période 2017-2020 pour un budget de 455,34 milliards de francs CFA, est une réponse du gouvernement face à la vulnérabilité économique et sociale des populations et à la dégradation de la situation sécuritaire dans la région du Sahel, rappelle –t-on.
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