Propos de Zéphirin Diabré au congrès du CDP : Le Brassard noir exige des excuses du CFOP

Propos de Zéphirin Diabré au congrès du CDP : Le Brassard noir exige des excuses du CFOP

A l’ouverture du 7e congrès du CDP, tenu les 5 et6 mai 2018 à Ouagadougou, le Chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, a fait la cour au CDP, en l’appelant à s’allier avec son parti politique. Il a soutenu notamment que le CDP est un baobab, ajoutant obséquieusement que «ce sont les cailcédrats et les baobabs qui rehaussent la beauté de la forêt». Et sans pudeur, il déclare que «le pays compte trois baobabs. Si deux baobabs se mettent ensemble, le troisième est terrassé».

L’homme parachève sa déloyauté envers le peuple, en ces termes : «Je suis fier d’avoir servi le Burkina Faso aux côtés de Blaise Compaoré». Hier pourfendeur intransigeant de Blaise Compaoré, aujourd’hui adulateur de ce même Blaise Compaoré.

Le Brassard noir s’indigne de ces propos qui n’honorent pas son auteur et qui sont outrageants pour le peuple insurgé du Burkina Faso. En effet, le sang des victimes de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat de septembre 2015, n’a pas encore séché que Zéphirin Diabré trouve que l’homme par lequel le malheur est arrivé mérite des fleurs et que le parti qui a accentué le dommage du peuple burkinabè rehausse déjà la beauté de la forêt. Les blessés de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et du coup d’Etat de septembre 2015 sont toujours en train de se soigner et d’extraire des balles de leur corps que Zéphirin Diabrétrouve que l’homme par lequel ces blessures, tant physiques que morales sont faites est un ange à aduler et que le parti par lequel ces blessures se sont accentuéesest un baobab qui rehausse déjà l’éclat de la forêt.

Le chef de file de l’opposition politique, a-t-il déjà oublié que c’est sous sa houlette que l’insurrection populaire est survenue, au point de vouloir aujourd’hui enjamber des cadavres pour chercher le pouvoir avec ceux qui ont causés ces morts ?

L’on dit qu’en politique, «la fin justifie les moyens», mais l’indécence affichée publiquement par Zéphirin Diabré est sinon répugnante, du moins révoltante. Pourtant paradoxalement, le personnage est prompt à se faire passer pour le parangon de la vertu et de la morale.Que le président de l’UPC soutienne que son parti est un baobab, c’est son droit. Qu’il trouve que le CDP est un autre baobab, c’est encore son droit. Qu’il prétende l’existence d’un 3e baobab, c’est toujours son droit. Mais qu’il appelle le «baobab CDP» à composer avec «son baobab UPC» à lui est quasiment une insulte, voire une trahison à l’égard des jeunes, des hommes et des femmes, des enfants et des personnes âgées de ce pays qui ont bravé des chars et des balles et qui se sont exposés à la mort, au moment où lui Zéphirin Diabré s’opposait à Blaise Compaoré et à ce même baobab CDP.

C’est son opposition à Blaise Compaoré et au CDP que le peuple insurgé a soutenue. L’on comprend alors difficilement, que ce monsieur, en seulement deux ans et demi, tourne déjà sa casquette pour vouloir convoler en justes noces avec ce qu’il qualifie de «beauté de la forêt». L’adage dit que «la sorcière oublie, mais pas la mère de l’enfant qu’elle a «mangé» n’oublie jamais. Si Zéphirin Diabréa déjà oublié, nous organisation de la société civile, nous n’oublierons jamais. C’est une relation coupable, avilissante et déshonorante que le patron de l’UPC s’apprête à avoir avec le CDP. Et notre déception est totale.

C’est pourquoi, au nom des martyrs de l’insurrection populaire et du coup d’Etat de 2015, le  Brassard noir condamne avec vigueur cette trahison à l’endroit du peuple insurgé du Burkina Faso. C’est en effet ,une haute trahison de la part du chef de file de l’opposition politique que d’oublier, de souiller et de profaner en si peu de temps, la mémoire de ces victimes de l’insurrection populaire et du coup d’Etat, tombés pour la mère-patrie. Dès lors, l’on comprend l’absence de Zéphirin Diabré au 3e anniversaire de la commémoration de l’insurrection populaire, au cours de laquelle hommage a été rendu aux morts de notre révolution.

 Zéphirin Diabré n’a jamais demandé justice pour les martyrs, aucun mot sur le procès  du putsch manqué   et aucune compassion pour les blessés.

L’objectif manifeste étant d’éviter de gêner et d’embarrasser «sa fiancée». C’est dire que les calculs de M. Diabré sont faits, depuis plusieurs mois.

Nous exigeons du président de l’UPC qu’il exprime ses regrets pour ses propos et qu’il présente des excuses aux familles des victimes, ainsi qu’aux blessés de l’insurrection populaire et du coup d’Etat de septembre 2015.

En cas de refus de Zéphirin Diabré d’exprimer ses regrets et de présenter ses excuses, le Brassard noir étudiera les voies et moyens de le traduire en justice pour fait de haute trahison du peuple insurgé .

Pour le Brassard noir

Président

Boukaré Conombo

chevalier de l’Ordre national

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0