Purges en Algérie : L’hommage du vice à la vertu ?

Purges en Algérie : L’hommage du vice à la vertu ?

Opérations «Mains propres» en Algérie ? Règlements de compte pour d’obscures raisons qui ne disent pas leur nom ? Toujours est-il que depuis la semaine, le pouvoir intérimaire en Algérie procède à des défenestrations administratives, de grosses légumes de grandes sociétés, sont renvoyés avec poursuites judiciaires et prise de coprs.

C’est d’abord lundi 22 avril, que le couperet est tombé sur le Crésus algérien Issad Rebrab, tout puissant PDG du groupe Cevital et aussi du quotidien algérois ‘’Liberté’’.

C’est une surprise pour les Algériens car ce monsieur est le seul à avoir fait fortune sur les investissements. Autrement dit, c’est un véritable Tycoon financier qui s’est fait lui-même et non sur la bête, c’est-à-dire à coups de marchés de l’Etat. Un self-mademan.

Ses compatriotes sont d’autant éboubés, que Rebrab n’était pas un partisan de Bouteflika, loin s’en faut. Au contraire, il en était un des poils à gratter et son quotidien ‘’Liberté’’, se  fendait fréquemment d’éditoriaux trempés au vitriol contre le système Boutef.

Que reproche-ton au désormais perclus de la prison d’El Harrach ? Officiellement, on l’accuse d’avoir fait de fausses déclarations liées à des transferts de capitaux et de surfacturations. La 6e fortune d’Afrique dont le patrimoine est estimé à 3,7 milliards de dollars est le 1er employeur privé de l’Algérie. Son arrestation est-elle à mettre en liaison avec celle du patron des patrons Ali Hadad et des frères Kouninef ?

Autre embastillement, celui du PDG de SONATRACH, Abdelmounen Ould Kaddour, ce 23 avril. La Nationale du Pétrole algérien avait comme patron ce monsieur, qui aura montré qu’il est un grand manager, même, si en 2007, il avait déjà été condamné par un tribunal militaire, dans une histoire d’espionnage. Congédié mardi dernier, il a été remplacé par Rachid Hachichu sans qu’on ne sache pour quelle raison.

Est-ce les premières victimes de la lutte anti-corruption promise par le général Gaïd Salah, le chef d’état-major, véritable président de Transition de cette Algérie post-Bouteflika ? En tout cas, ces licenciements détonnent, d’autant que ceux là-mêmes qui veulent nettoyer les écuries du régime déchu, sont mal placés pour le faire, eux-mêmes, n’étant pas au-dessus de tout soupçon comme la femme de César.

Abdelkader Bensalah et Nourredine Bédoui, respectivement, président et premier ministre de cette Transition, sont autant vomis, sinon plus, que ceux qu’ils envoient en prison.

Alors, n’est-ce pas l’hommage du vice à la vertu ? Les Algériens apprécieront . UNE

La REDACTION

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