Radiation élective de Laurent Gbagbo confirmée par la justice : Simone ou Affi N’Guessan, les ultimes recours du FPI

Radiation élective de Laurent Gbagbo confirmée par la justice : Simone ou Affi N’Guessan, les ultimes recours du FPI

Les haricots semblent de plus en plus cuits pour Laurent Gbagbo dont la radiation sur la liste électorale par la CEI a été maintenue par la justice ivoirienne. Hier 25 août en effet, le tribunal de grande instance du Plateau a vidé son délibéré sur la question et met définitivement, l’illustre exilé de Bruxelles sur la touche pour cause de condamnation à 20 ans et déchéance des droits civiques.

Coincé dans la capitale belge par la camisole de force de la procureure Fatou Bensouda, privé de passeport ordinaire, et maintenant rayé du corps électoral, même si son avocat s’accroche à un mince espoir de recours, sous réserve de connaître les motivations du juge, lesté donc de tous ces problèmes, l’ancien président de Côte d’Ivoire, âgé de 75 ans, voit son dernier combat politique s’éloigner comme une ligne d’horizon au fur et à mesure que s’approche le 31 octobre.

A peine à 2 mois d’une telle compétition pour la magistrature suprême, il est plus que temps que Laurent Gbagbo change son fusil d’épaule. Si les Frontistes «originaux» tendance Assoa Adou depuis la disparition d’Abdouramane Sangaré en 2018, si ces derniers ne jurent que par l’hypothétique retour du mentor, et sa candidature à la présidentielle, la réalité est tout autre, et d’autres pistes exploratoires s’imposent. En clair, il n’y a pas 36 solutions à cette éclipse électorale : soit c’est Simone Gbagbo qui devra être adoubée, soit ce sera Pascal Affi N’Guessan, le «banni», considéré comme de connivence avec le pouvoir RHDP.

La cofondatrice du FPI, qui date des années 80, sous une palmeraie de Dabou, en brisant le silence le 11 août dernier pour récuser le 3e mandat de Ouattara, et en exigeant la réinscription de Laurent, Blé Goudé et de Soro sur la liste électorale, Simone Gbagbo pourrait remplacer au pied levé l’ancien chef de l’Etat  et de satisfaire ceux qui estiment que c’est «Laurent Gbagbo ou rien !». L’ex-première dame a l’expérience politique, elle a la gouaille et les ressorts pour battre campagne, elle possède la légitimité historique, et pourrait avoir le feu vert de son encore époux. Elle pourrait d’ailleurs rallier à la cause du FPI les soroistes qui voient également leur champion Guillaume subir le même sort de la radiation, et les ouailles de la COJEP de Blé Goudé. Ce serait d’ailleurs une originalité que cette femme au caractère bien trempée, se lance dans la Lagune Ebrié, et bien malin qui pourra prévoir qu’elle sera ridicule au soir de 31 octobre.

L’autre scénario est évidemment, celui du proscrit, Pascal Affi N’Guessan, qui incarne la coterie modérée du FPI, rejetée par l’autre aile. Les partisans du FPI pourraient mettre en sourdine leurs contradictions et divergences, et faire chorus derrière l’ex-premier ministre de Gbagbo, qui cornaque une partie des frontistes, que d’aucuns qualifient de «vendus».

Affi N’Guessan le candidat par défaut ! Pourquoi pas ! A condition que le Maître de Bruxelles, ouvre la bouche pour dire de vive voix que ce dernier a sa bénédiction. Car malgré que les 2 se soient entretenus les 3 et 4 janvier 2020 et que Affi N’Guessan ait été investi, la position de Gbagbo reste floue sur cette candidature. A quelques jets de pierre de cette échéance d’octobre, l’ancien président a intérêt à privilégier la piste du pragmatisme, car depuis 2011, la maison Gbagbo ne fait que s’écrouler, gagnée  par des craquèlements. Snober la présidentielle serait signer une implosion totale du FPI, dernière infamie de celui qui fut battu dans les urnes et par les canons, il y a 10 ans.

La REDACTION

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