Ramadan 2022 : Maigrichon en bouffe !

Ramadan 2022 : Maigrichon en bouffe !

Plus que quelques jours pour clore le jeûne du Ramadan 2022. Cette année encore, les millions de fidèles musulmans ont sacrifié à ce pilier de l’Islam dans un contexte particulier. Après les répercussions de la pandémie du Covid-19 qui a bouleversé la marche de l’humanité et ébranlé l’économie mondiale, c’est dans une conjoncture économique difficile que s’est déroulée le carême musulman.

 Hausses vertigineuses des prix des produits de grande consommation, tels que la farine, l’huile, les céréales, le sucre, la viande, les légumes, rien n’est à portée de main. Et voilà le panier de la ménagère frappé de plein fouet et contraint de se contenter du strict minimum. Les moments de dîner faste et de vaches gras ont cédé la place à la gestion parcimonieuse des denrées alimentaires et à des périodes de vaches maigres, qui se résument en ce terme qui tourmente les esprits  partout dans notre monde: Vie chère !

Mois de partage et de sacrifice par excellence, ce mois de pénitence n’a pas eu la résonnance d’antan. Une fois de plus, nul n’échappe aux affres de la conjoncture, pas même les plus nantis qui ont drastiquement réduit leur train de vie. Certaines habitudes qui consistaient à faire dans l’excès lors de la rupture à travers la diversification des mets et plats copieux sont en voie de disparition ou totalement à l’arrêt. De Rabat à Lagos en passant par le Caire, Dakar, Niamey et Ouagadougou, ces trente jours de jeûne musulman ont été rythmés par les effets de la vie chère. Pour ce qui est de la capitale burkinabè, où il n’était pas rare de voir des files se former devant les rayons des supermarchés et des points de vente de «poulets bicyclettes», dont raffolent les Ouagalais, la tendance est à la mesure. Situation oblige, on préfère donc, se contenter du minimum dans l’espoir des lendemains meilleurs.

Plus rien n’est comme avant. Et comme par malheur, le blé, une des matières premières dans la fabrication du pain, connaît une hausse de près de 40% en moins d’une année. Cette situation n’est pas prête de s’améliorer du fait du conflit  russo-ukrainien. Le prix du pain, nourriture de base dans le Maghreb et dans plusieurs pays est en passe de connaître une augmentation. Pour faire l’économie d’une fronde sociale que pourrait générer une crise aux conséquences incalculables, plusieurs gouvernements font de la résistance et tentent de  maintenir les prix. Mais, ces efforts pourront-ils être perpétués ? Pendant combien de temps encore, les gouvernements très éprouvés au plan économique, vont-ils réussir à maintenir les prix ?

Davy Richard SEKONE

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