Rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l’Eglise vu d’Afrique : François doit opérer le catholicisme dans sa chair

Rapport Sauvé sur la pédocriminalité dans l’Eglise vu d’Afrique : François doit opérer le catholicisme dans sa chair

3 000 pages noircies par des indignités commises par des hommes d’une institution dont la mission première pourtant est le salut des hommes par la morale et la foi, et qui en vient à se souiller durant 70 ans, par une pratique «systémique» de la pédocriminlaité : l’Eglise.

C’est ce que révèle le rapport Jean-Marie Sauvé, lequel rapport a été remis hier 5 octobre à l’Episcopat français, et à d’autres personnes. L’onde de choc est immense de par le nombre de victimes, 330 000, mais aussi le lieu, c’est-à-dire la France qui est fille aînée de l’Eglise et aussi héroïne du combat laïc.

Demi-surprise pourtant car cette pédocriminalité ecclésiale était connue depuis des décennies, et le Pape François a maintes fois fait acte de contrition au nom de l’Eglise, mais le rapport Sauvé exhume une grande partie de l’iceberg, dont l’impact sur l’Eglise française dépassera de loin celui de la levée de l’excommunication qui frappa Monseigneur Lefebvre et ses ouailles en 1988. Ça c’était une histoire de schisme. Ici, c’est une face hideuse de l’Eglise qui est exhibée, laquelle Eglise   malheureusement s’est murée dans une «indifférence cruelle» selon les mots de François Devaux, victime et responsable de La Parole Libérée.

Le «mal» était partout, selon le rapport et ce depuis 1950, et les victimes (dont certains sont décédées) ont 50 ou 60 ans avec des vies professionnelles réussies, mais hélas surtout un échec total avec celles de couples et sexuelles, dont la cause demeure, cette infamie dont ils ont été victimes à l’âge pubère !

A l’internat, dans les paroisses, à la maison, les victimes de cette pédocriminalité  la subissaient en tapinois. Vu d’Afrique, le phénomène ne laisse point indifférent car ici aussi il existe, mais sans études, et surtout la chape de plomb étant toujours très pesante, impossible d’avoir des cas avérés et des chiffres. Mais le rapport Sauvé concerne l’Eglise dans son entièreté donc l’Afrique également et de facto, prêtres, laïcs et  princes de Saint pierre devraient se pencher sur ce problème qui est loin d’être seulement occidentale ou américain.

En novembre prochain, les Evêques de France devront répondre à ce brûlot Sauvé. Certes on parle déjà de mesures réparatrices, de compensations financières, mais c’est toute l’Eglise, c’est surtout la curie romaine qui doivent se saisir de cette affaire pour trouver des solutions idoines et définitives.

Faut-il rouvrir le débat sur le  célibat des prêtres ? Le Pape François y est fermement opposé, comme l’était son prédécesseur Benoît XVI. On dira que la pédocriminalité est une maladie, et que le mariage n’y changera rien. Ce qu’il faut démontrer.

En tout cas, la parole est au Pontife romain lequel doté du don d’infaillibilité devait pouvoir opérer le catholicisme dans sa chair faible on le sait,  pour extirper cette pathologie libidinale particulière, car touchant l’innocence même: des enfants. Comment ? En ouvrant la voie aux sanctions judiciaires, à la tolérance Zéro. En convoquant peut-être aussi un Vatican spécial avec pour thème: «foi et vie sexuelle des prêtres dans l’Eglise ?».

 Sam Chris

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