Rapt d’un jeune américain au Niger : Reprise du lucratif commerce au Sahel et coup de pied aux négociations

Rapt d’un jeune américain au Niger : Reprise du lucratif commerce au Sahel et coup de pied aux négociations

Pour ceux qui doutaient encore sur l’échange de 4 otages, dont la Française Sophie Pétronin et l’opposant malien Soumaïla Cissé contre 200 terroristes, et une probable rançon (10 millions d’Euros), pour ceux qui étaient habités par le doute sont désormais fixés.

C’est une reprise «officielle» du crapuleux, mais vénal commerce lié aux enlèvements, qui avait en apparence momentanément cessé, mais c’était un peu l’arbre qui cachait la forêt. La preuve par ce nouveau rapt d’un jeune Américain de 27 ans au Niger, plus précisément à Massalata situé dans Tahoua, la localité où est natif le chef de l’Etat nigérien, Mahamadou Issoufou.

Enlevé devant sa famille, dont les membres ont été ligotés, Willy Philipp Walton, a été vraisemblablement amené vers le Nigeria, dont la frontière est à quelques encablures de Massalata. Il y a 10 ans de cela, c’était un lucratif trafic que ces enlèvements d’otages occidentaux dont les libérations, objet, d’intenses chassés-croisés de négociateurs officiels, et surtout officieux ce qui aboutissait à des paiements rubis sur ongles de millions d’Euros, rançons toujours niées, mais toujours crachées au bassinet des ravisseurs, qui se servaient pour acheter des armes, des véhicules tout terrain. Le chef de l’Etat burkinabè, Blaise Compaoré, avec son ex-conseiller Limam Chaffi excellaient dans ces négociations. Mais pas seulement eux, ATT, le président malien, a souvent été de la partie.

En faisant ce troc humain il y a plus de 3 semaines, non seulement le Mali a opté de poursuivre dans la négociation entamée, sous l’ancien régime déchu d’IBK, mais à l’évidence, c’est un choix qui a montré tout de suite ses limites.

A voir les festivités accompagnées d’agapes pour saluer le retour des 200 terroristes à Tessalit, et les attaques sanglantes des FAMA perpétrées moins d’une semaine après et celle d’un de civils, et maintenant de cet enlèvement d’Américain, on se convainc qu’à l’évidence, l’arbre à palabre n’est pas le langage approprié dans cette guerre oblique et ses succédanés au Sahel que sont les prises d’otages. Avec cet Américain enlevé, et les 4 soldats américains tués au Sahel, le 4 octobre 2017 ça fait le second grave évènement vécu par les USA dont les Boys, devaient voir leur nombre en diminution ainsi que la logistique, si l’on s’en tient au discours du président Trump.

Un rapt qui apporte de l’eau au moulin du locataire du Quai d’Orsay, Jean-Yves Le Drian, lequel avant de quitter Bamako il y a 48 heures, n’a pas manqué de signifier à la Transition que le dialogue avec les djihadistes n’est pas la solution, laquelle foi du ministre français des Affaires étrangères, se trouve dans les Accords de paix d’Alger.

La REDACTION

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR