Alors qu’après 5 mois de propagation, la 17e épidémie d’Ebola a touché 9000 personnes et tué plus de 4300 autres, alors qu’elle a quitté l’Iturie son épicentre pour essaimer dans 6 autres provinces alors donc que la guerre à Goma et Bukavu, c’est-à-dire à l’est de la RDC est un frein pour les ONG et les médecins qui luttent contre la pandémie, un scandale financier vient d’éclater: 700 millions de dollars auraient été dissipés sur les 960 millions alloués par les donateurs pour circonscrire la maladie. C’est ce que révèle le docteur Jean Kaseya de l’Africa CDC de l’Union Africaine . Sur la somme totale en effet de 960 millions de dollars, seuls 200 millions sont justifiés. Le reste s’est volatilisé. Pas de trace de depenses ni de produits , rien ! « On ne va pas lâcher ça, » a martelé Jean Kaseya très remonté contre ce qui s’apparente à des detournements
Et le comble, certaines ONG refusent qu’on jette un coup d’œil dans leur comptabilité, comme si elles avaient peur qu’on découvre qu’elles ont trempé le doigt dans la confiture. Ces dernières ont été sommées de laisser faire, sinon, elles seront renvoyées de la RDC car face à cette urgence mondiale sanitaire qu’est Ebola, une telle kleptocratie ne saurait être tolérée.
Guerre plus prévarication de fonds destinés à la lutte contre Ebola ne peuvent que favoriser une flambée de la maladie qui touche maintenant certains pays voisins, tels le Kenya ou l’Ouganda même si c’est de façon pélliculaire .
C’est un défi également pour le gouvernement congolais de faire toute la lumière sur cette tenebreuse affaire de prevarication de fonds- Ebola .
Or, selon un responsable de l’ONG, « Le Congo n’est pas à vendre »,la Première ministre a invité le ministre de l’Économie et des Finances de se pencher sur ce dossier, pour le moment en vain.! Il y a eu jadis les « mangeurs du Sida » Voici venus les » mangeurs d’Ebola » . Ceux-là même qui s’empiffrent et s’engraissent sur le dos des malades en siphonnant les fonds qui leur sont destinés. L’Afrique doit corriger cette sempiternelle posture qui n’a rien à voir ni avec le colon ni avec le colonisateur, mais une tare qu’on a cultivée et qui a fait florès
.Aujourdhui Au Faso


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