Région du Sahel : un soldat tué et 5 terroristes abattus dans une embuscade dans le Soum

Région du Sahel : un soldat tué et 5 terroristes abattus dans une embuscade dans le Soum

Hier jeudi 5 septembre 2019 dans la matinée, une patrouille des Forces armées nationales est tombée dans une embuscade à Diomsogui dans le département de Kelbo, dans la province du Soum, région du Sahel. Selon la direction de communication et des relations publiques de l’armée, un militaire est tombé et deux autres blessés pendant la riposte contre les assaillants. Par ailleurs, cinq terroristes ont été neutralisés (abattus) et un lot de matériel ainsi que de l’armement appartenant aux assaillants ont été récupérés.

Les régions du Sahel, du Nord et celle de l’Est, sont en proie à des attaques répétées des groupes terroristes depuis bientôt quatre ans. Le 19 août dernier une attaque terroriste « d’envergure » contre le détachement militaire de Koutougou avait fait 24 morts et plusieurs blessés dans les rangs de l’armée nationale. Cette attaque avait été revendiquée par le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans (GSIM) dirigé par le touareg malien Iyad Ag Ghaly. Ce groupe est né le 1er mars 2017 de la fusion de plusieurs groupes terroristes dont le Front de libération du Macina d’Ahmadou Koufa, Ansurul Islam du prédicateur radical Malam Ibrahim Dicko annoncé mort, d’Ansar Dine de Iyad Ghaly et des forces d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans le Sahel, et de la katiba Al-Mourabitoune. 

Les civils sont aussi la cible d’attaques meurtrières dans ces régions placées sous régime d’état d’urgence depuis janvier 2019. Ces attaques ont entrainé un important flux de déplacés vers plusieurs provinces dont Kaya, province du Sanmatenga dans la région du Centre-Nord. On évalue à environ 300 milles déplacés internes. Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies  (OCHA) à la date du 22 août 2019, les attaques armées et l’insécurité continuent dans les régions du Nord et de l’Est du Burkina Faso ont entraîné des déplacements forcés et augmenté le nombre de personnes ayant besoin d’assistance et de protection. Selon l’ONG,  près de 271 000 personnes déplacées vivent dans des communautés d’accueil ou des sites de déplacement dans les régions Centre-Nord, Est, Nord et du Sahel. De plus en plus de personnes déplacées cherchent refuge dans des centres urbains tels que Djibo et Dori (Sahel) et Kaya (Centre Nord) ou à proximité. Des déplacements secondaires, en particulier du Sahel au Centre Nord, sont également signalés.

L’accès à la nourriture, aux moyens de subsistance et aux services de base devient de plus en plus difficile tant pour les communautés déplacées que pour les communautés d’accueil. Au cours du mois dernier, le nombre de centres de santé fermés en raison de l’insécurité a augmenté de près de 40 %, passant de 39 à 64, privant ainsi près de 700 000 personnes de l’accès aux soins de santé de base. Le Plan de réponse humanitaire révisé, publié en août, prévoit une aide d’urgence de 187 millions de dollars pour près de 1,3 million de personnes, dont 800 000 touchées par la violence et l’insécurité. Au 15 août, 29 % seulement des fonds nécessaires avaient été mobilisés.

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