Registre national des personnes vulnérables au Burkina Faso : Les acteurs en concertation pour accélérer sa mise en place

Registre national des personnes vulnérables au Burkina Faso : Les acteurs en concertation pour accélérer sa mise en place

La septième session du Conseil national pour la protection sociale (CNPS) s’est tenue le mardi 23 juillet 2019, dans la salle de réunion du ministère en charge des Affaires étrangères. Présidée par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, cette session a pour objectif de définir de meilleures stratégies à mettre en œuvre pour la construction du registre unique des personnes vulnérables au Burkina Faso.

Dans la perspective de la mise en place du registre national des personnes vulnérables au Burkina Faso, le Conseil national pour la protection sociale (CNPS), a dans le cadre de la tenue de sa septième session ordinaire, orienté la réflexion sur la stratégie et les moyens nécessaires à mettre en œuvre pour réaliser cette œuvre bénéfique pour la résilience des populations dans le pays. Depuis l’adoption de la Politique nationale de protection sociale (PNPS 2013-2022), l’Etat burkinabè et ses partenaires ont fourni des efforts dans le cadre de la construction d’un système efficace et efficient  de protection sociale au Burkina Faso. Pour ce faire, le CNPS a, au cours de sa session de 2015, adopté la méthodologie consensuelle de ciblage des personnes vulnérables et ses instruments de mise en œuvre. Cela en vue de la constitution d’un registre unique des personnes vulnérables au Burkina Faso. La mise en œuvre de  cette méthodologie entamée en 2016 à travers le ciblage dans cinq communes pilotes, permettra de couvrir cette année une soixantaine de communes. Ce ciblage dans les 23 premières communes a permis de constituer une base de données de 61 627 personnes potentiellement vulnérables dont 46 680 déclarées vulnérables à l’issue de la validation communautaire. Pour mieux orienter sa démarche vers le registre unique, le CNPS, en collaboration avec ses partenaires s’est doté d’un plan stratégique pour la période 2019-2022.Toutefois, malgré les efforts l’utilisation harmonisée de cet outil par les acteurs reste timide. C’est donc dans la dynamique d’accélérer la mise en place de ce registre que le CNPS a axé sa réflexion sur la stratégie et les moyens à mettre en place pour y parvenir. Cette session présidée par le Premier ministre, Christophe Joseph Marie Dabiré, a pour objectif définir de  meilleures stratégies à mettre en œuvre pour la construction du registre national des personnes vulnérables au Burkina Faso. Cette session  sera aussi l’occasion d’adopter le rapport bilan 2018 et le plan d’actions opérationnel 2019-2021 de la mise en œuvre de la PNPS.

«Si nous avons un registre unique notamment si chaque commune à son registre, toutes les interventions qui viennent en faveur de ces personnes passent par ce registre. Ce qui fait que très rapidement ces personnes-là peuvent sortir de leur situation de vulnérabilité», a expliqué le secrétaire permanent du CNPS, Karim Ganamtoré à la sortie de cette session. Ce registre donc, va selon ses dires, servir à rationaliser les interventions dans le domaine de la protection sociale et aussi aider à sortir de cette situation. De leur côté, il assure que si ce registre est  mis en œuvre, cela va faciliter une meilleure coordination dans toutes les interventions en matière de protection sociale. Pour ce qui est des conclusions, il fait savoir qu’ils ont adopté des documents de planification. En ce qui concerne les recommandations, il y a eu l’accélération de la mise en place des services sociaux communaux, l’accélération de la mise en place du registre unique des personnes vulnérables. Egalement,  tous les acteurs ont été invités à s’aligner sur ce qui est fait au niveau national «pour que très rapidement nous partons sur les résultats notamment, la mise en place du registre des personnes vulnérables». Et face à la situation que vit le pays, Karim Ganamtoré, rassure que des mesures ont été prises pour faciliter la mise en place de ce registre.

Le Premier ministre, Christophe Dabiré, a quant à lui, félicité les participants pour la qualité des résultats auxquels ils sont parvenus. A l’en croire, ces résultats les confortent dans leur volonté de travailler en synergie coordonnée pour l’avènement de ce registre unique tant attendu. Toujours selon lui, ce processus en cours devrait permettre de renforcer les actions au plan national, en vue d’atteindre de façon précise les véritables cibles et transformer leur quotidien qualitativement tout en faisant d’eux des acteurs de développement. Il estime aussi qu’il faut travailler au renforcement des acquis en matière de protection sociale. C’est pourquoi, Christophe Dabiré a invité les participants dans le cadre de la mise en œuvre du plan d’actions 2019-2021 qu’ils viennent d’adopter, à se mobiliser davantage en mutualisant les efforts afin de parvenir à de meilleurs résultats.

Pélagie OUEDRAOGO

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