Rejet par la justice britannique des recours contre les expulsions de migrants au Rwanda : Un projet controversé qui ne passe pas !

Rejet par la justice britannique des recours contre les expulsions de migrants au Rwanda : Un projet controversé qui ne passe pas !

Les migrants arrivés illégalement sur le sol du Royaume-Uni sont plus que jamais dans une mauvaise posture. Hier lundi 13 juin 2022, leur espoir de faire annuler la mesure  d’expulsion des demandeurs d’asile vers le Rwanda s’est effondré avec le rejet prononcé par la justice britannique des recours de dernière minute contre ce  projet controversé du ministre de l’Intérieur, Priti Patel.

Et pourtant, ce ne sont pas ni les alertes ni les oppositions mais aussi les désapprobations qui ont manqué. Le juge de la Cour d’appel saisie pour statuer contre ce projet des conservateurs du truculent Boris Johnson s’est tout simplement prononcé en faveur du rejet des recours déposés sur sa table. Ainsi, plus rien ne s’oppose désormais à la première vague des migrants illégaux qui seront renvoyés vers le Rwanda. Et le premier convoi pourrait sans doute prendre la direction du pays des Mille collines dès ce mardi 14 juin 2022.

Victoire partielle du gouvernement conservateur contre l’immigration illégale en hausse depuis des mois. Nul besoin d’être devin pour se faire une opinion sur le but réel de cet accord signé entre le Royaume-Uni et le Rwanda le 14 avril dernier, envers et contre tout. Comme l’ont souligné des défenseurs des droits humains, ces expulsions que Londres justifie par une volonté de se donner du temps pour étudier les «nombreuses demandes d’asile» ne visent rien que de «décourager les candidats à la traversée de la Manche dont le nombre connaît une hausse vertigineuse». La pilule est amer et difficile à avaler et ils sont nombreux au sein de l’opinion à reprouver cette mesure qui à leurs yeux constitue une «violation» des droits humains. A en croire The Times, la controverse ne faiblit pas et face à la contestation de plus en plus véhémente, les plus réservés au rang desquels  le prince Charles (du haut de son droit de réserve) s’est lâché et a dénoncé une «politique épouvantable».

Connu pour disposer d’une opinion publique très attachée au principe des droits de l’homme, le Royaume-Uni pourrait vivre dans les prochains jours au rythme d’autres batailles contre ce projet qui ne passe pas. En attendant, le coup de pression des associations  qui dénoncent «un projet cruel et barbare» sur le gouvernement semble avoir produit des effets réducteurs sur le nombre de personnes dont l’expulsion était prévue ce mardi. Plusieurs tickets d’embarquement (plus d’une vingtaine) vers Kigali ont ainsi été annulés. Mais une victoire contre ce  qui s’apparente à un «deal» conclu entre les gouvernements britannique et rwandais n’est pas pour demain. Et pour qui connaît la ténacité du premier ministre Boris Johnson, il est clair, qu’il n’a pas dit son dernier mot dans ce dossier.

La rédaction

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