Rémis Dandjinou, porte-parole du gouvernement : «Ils n’ont qu’à peindre le Burkina en violet, en rouge ou en noir c’est leur problème»

Rémis Dandjinou, porte-parole du gouvernement : «Ils n’ont qu’à peindre le Burkina en violet, en rouge ou en noir c’est leur problème»

Point des préparatifs du 11-Décembre, le dialogue politique national engagé par le chef de l’Etat et l’actualité nationale ; tels sont les sujets  à l’ordre du jour de la conférence de presse du gouvernement, hier jeudi 28 novembre 2019, animée par le ministre d’Etat, ministre de l’Administration territoriale de la Décentralisation et de la Cohésion sociale, Siméon Sawadogo et celui de la Communication et des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement, Rémis Fulgance Dandjinou. Réagissant sur la coloration en rouge de la carte du Burkina Faso par la France et les Etats-Unis, qui, après le rapatriement des enfants mineurs de son personnel, déconseillent la destination à ses ressortissants, le porte-parole du gouvernement s’est voulu on ne peut plus clair : «S’ils veulent, ils n’ont qu’à la peindre en violet, en rouge ou en noir c’est leur problème».

Après l’ambassade de France il y a de cela quelques jours, c’est au tour de celle des Etats-Unis d’Amérique de déconseiller la destination Burkina Faso à ses ressortissants, compte tenu des menaces sécuritaires qui y prévaut. «Le Burkina Faso est désormais à l’échelon le plus élevé de menace pour les voyageurs en raison du terrorisme, de la criminalité et des enlèvements», a indiqué le département d’Etat américain dans un communiqué rendu public mercredi. Un communiqué, qui intervient après l’évacuation des enfants mineurs du personnel américain de l’ambassade. La question n’a pas été occultée par les hommes de médias, qui ont voulu savoir à quel niveau se situe l’ampleur de la menace terroriste au point de susciter de tels agissements chez nos partenaires internationaux. Reconnaissant la réalité du terrain notamment les nombreuses victimes du fait du terrorisme, les déplacements massifs de populations… le ministre en charge de la Communication souligne  que les Burkinabè continuent néanmoins de vivre et vaquer à leurs occupations à travers le pays.

L’acte terroriste, des dires de Rémis Fulgance Dandjinou est dans une logique asymétrique et on ne l’attend pas forcément là où on croit. D’où justement les appels de son collègue de la Sécurité Ousséni Compaoré, à ce que nous (populations) ayons de bons réflexes et une  collaboration de la population.

En plus de cela, il faut que nous apprenions à travailler dans une situation qui est celle d’un pays qui fait face à des attaques terroristes et non vouloir empêcher des pays de s’adresser à leurs ressortissants comme le cas de l’Hexagone et le pays de l’oncle Sam en peignant la carte du Burkina en rouge. «S’ils veulent, ils n’ont qu’à la prendre en violet, en rouge ou en noir c’est leur problème».

Ajoutant : «Moi, j’attends que nous apportions des solutions aux problématiques sur lesquelles les populations nous attendent : la sécurité, le bien être, le rétablissement de notre vivre- ensemble». Le président du Faso a-t- il refusé de signer des accords militaires avec la France, tel que  ralayé ces derniers jours sur la toile?

  L’Opposition politique, par le truchement du président de la NAFA confiait qu’il n’en est rien et ce n’est qu’un montage du MPP. Interpellé sur la question, voici la réponse du ministre Dandjinou : «Il y a des accords militaires qui ont été signés en 2015 et ils ont été renouvelés en 2018 dans des termes totalement différents. Il y a eu des discussions qui ont abouti à ces signatures que le président du Faso a lui-même fait à Paris à l’époque. Ils arriveront à terme et selon les circonstances, il y aura des négociations et des changements dans les contenus». Poursuivant son argumentaire, il soutient que ces accords existent bel et bien et  ne sont pas secrets. Il dément également la thèse selon laquelle la France bloquerait l’achat d’hélicoptères du Burkina à la Russie.

Un 11- Décembre sobre mais haute en couleurs

Avant le ministre de la Communication, c’est celui de l’Administration Territoriale de la Décentralisation et de la Cohésion sociale qui s’est entretenu avec les hommes de médias sur le point des préparatifs de la célébration de la fête de l’indépendance à Tenkodogo dans le Centre-Est et le dialogue politique national. Relativement à la fête nationale (prévue dans environ deux semaines), «nous serons prêts à accueillir les participants», dira Siméon Sawadogo. Il affirme que les investissements dans  la région s’élèvent au total à 30 milliards de francs CFA. Compte tenu de la situation nationale, ce 59e anniversaire  de l’accession à la souveraineté sera privé de son aspect festif. «Une célébration sobre mais haute en couleurs», explique Siméon Sawadogo, qui a tenu à rassurer quant au déroulement du  défilé civilo-militaire qui mobilisera plus de 4 500 personnes. 

Par ailleurs, dans son mot introductif, le porte- parole du gouvernement a déploré la publication d’un média de la place, (qu’il  a cité) susceptible d’entraver la cohésion sociale tant prônée par les autorités. Ce média à l’en croire, a qualifié  de génocide des affrontements qui se seraient produits dans l’Est du pays.

Saisissant l’occasion, il a rappelé aux hommes de médias  leur rôle de vigie dans la situation sécuritaire actuelle du pays. Il a aussi communiqué sur l’agenda  du président Roch Kaboré, qui procédera à l’inauguration du barrage de Samendéni ce 30 novembre, du CHCR de Ziniaré le 2 décembre, et au lancement des travaux du CHCR de Manga le 3 décembre.

Boureima SAWADOGO

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