Un vent de dégel continue de souffler sur l’axe Niamey-Cotonou depuis la visite du nouveau président béninois Romuald Wadagni le 2 juin dernier. C’était le début de la fin d’un black-out diplomatique entre les deux pays depuis le coup d’Etat de juillet 2023. La fin des travaux techniques des experts nigériens et béninois intervenue ce week-end signe un grand pas vers une réconciliation qu’appellent de leurs vœux les peuples béninois et nigérien et même de la sous-région. Bien que les travaux bilatéraux couvrent un spectre très large de la coopération, c’est surtout la réouverture de la frontière qui constitue le substrat de ces jours de cogitation technique.
On ne peut que se féliciter de l’aboutissement des vertus d’une diplomatie réaliste et agissante. Les experts ont bien mâché la problématique, et la parole ou la signature reste du domaine des présidents Abdourahamane Tiani, Romuald Wadagni et Bola Tinubu. C’est le reflet visible d’un nouveau leadership, celui du nouveau chef de l’Etat béninois, qui a su mettre en avant une realpolitik salutaire. L’impératif du pragmatisme sécuritaire et économique l’emporte sur les crispations géopolitiques. Car, outre l’ouverture de cette frontière qui va oxygéner le poumon économique des 2 pays, ce réchauffement des relations va permettre d’explorer les pistes pour mutualiser forces de défense et renseignement pour lutter contre le terrorisme. C’est assurément un vent d’espoir qui souffle sur le Sahel et le Golfe de Guinée.
Aujourd’hui au Faso.


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