Reprise des combats en Libye : Cessez-le-feu !  Quel cessez-le-feu ?

Reprise des combats en Libye : Cessez-le-feu !  Quel cessez-le-feu ?

Le cessez-le-feu en Libye a fait long feu. Les troupes du maréchal Haftar y ont mis le feu. Dans un communiqué, le gouvernement de Tripoli a déclaré la reprise des combats par les forces de celui-ci.  L’offensive vers le port stratégique de Misrata et la prise de contrôle de Qaddaheya et Wedi Zamzam, en direction d’Abou Grein sonnent le glas de l’accord de Berlin, qui était parti avec un pied bot. 

Angela Merkel aura eu tout de même le mérite d’avoir réussi à réunir les deux belligérants ainsi que leurs différents soutiens cachés ou affichés dans ce conflit. Même si elle a brillé le temps d’un souffle, une lueur d’espoir que les choses pourraient prendre un chemin autre que celui du langage brutal des armes avait caressé le monde. 

Mais évidemment, les très grands et les trop nombreux intérêts tapis et qui tirent sur les ficelles de cette crise ont fini par casser les chaînes des ancres. Les soutiens n’ont pas cessé de faire pleuvoir armes et mercenaires dans les veines du pays, alors que l’ONU s’égosillait pour faire respecter l’embargo sur les armes. Une situation qui vient une fois de plus dénuder la triste réalité de la force de persuasion réelle de cette organisation, qui devait être l’icône du respect de la paix. On en vient du reste à se demander quelle est vraiment son véritable impact dans le règlement des bagarres mondiales. 

En attendant, le navire des démons est à nouveau lancé dans les eaux troubles de la guerre et il est désormais difficile de savoir quand est-ce qu’il va rejoindre le port de la paix.

L’offensive de Khalifa appellera ceraineme’t à une réponse de la part de Tripoli. Ou du moins,  des soutiens de ce goucenrement, dont notamment le président turc Recep Erdogan.

Exit donc les beaux discours sur le fait que la solution en Libye doit être politique et non militaire. Les jolis mots qui ont enjolivé la nécessité exprimée d’éviter de créer  une nouvelle Syrie avec des hordes de djihadistes hargneux sont aussi enterrés au cimetière des intérêts égoïstes.

Et dans tout ça, les Libyens eux-mêmes devraient trouver le moyen d’avoir leur mot à dire. Sans compter les Africains, qui restent pour le moment très atones pendant que le monde écrit et gomme le futur de leur présent .

Ahmed BAMBARA

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