C’est l’intéressé, c’est-à-dire le président de l’Assemblée nationale en personne qui le reconnait : le rejet de la révision constitutionnelle par le Conseil constitutionnel « s’impose à tous ». C’est l’autorité de la chose jugée, et même le parlement doit s’y conformer. En invalidant la loi de révision constitutionnelle, introduite par Sonko, les Grands juges ont relevé surtout des vices de procédure, mais vu sous le prisme politique, tempère le duel entre l’Exécutif et le Législatif.
Pour l’institution judiciaire suprême du Sénégal, Ousmane Sonko et les 129 députés ont écorné les alinéas 2 et 4 de l’article 82, cet article qui enjoint les députés en pareil cas à se réviser par un seul vote tout ou une partie du texte en ne retenant que les amendements acceptés par l’Exécutif.
Le président Bassirou Diomaye Faye a donc vu juste en saisissant en urgence le Conseil constitutionnel, lequel s’est tablé sur le refus de Sonko d’appliquer cette clause qui englobe le tout et non seulement les propositions de révision constitutionnelle. Au bout du compte : la Loi n°18/2026 est inconstitutionnelle. Victoire partielle pour le président Faye. Mais la bagarre pour 2029 se poursuit.
La rédaction


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