Révocation des 3 agents des Impôts : Le SYNAFI en grève de 72 heures à compter de demain

Révocation des 3 agents des Impôts : Le SYNAFI en grève de 72 heures à compter de demain

Les conseillers du Syndicat national des agents des finances (SYNAFI) se sont retrouvés, hier lundi 7 septembre 2020 à Ouagadougou, pour la tenue du conseil syndical sur le thème : «Renforcement du SYNAFI pour un épanouissement du personnel des structures du MINEFID autres que les Régies de recettes et des masses populaires dans un contexte de remise en cause des acquis sociaux et démocratiques». Ils prévoient tenir une grève de 72 heures sur toute l’étendue du territoire national à compter du mercredi 9 septembre pour exiger l’annulation «sans condition et sans délai» de la décision de révocation des trois agents des Impôts et l’abandon des autres mesures répressives contre les travailleurs du ministère.

 

Plus d’une quarantaine de délégués ont pris part aux travaux et ont égrainé les points sous-jacents, et pris des motions et résolutions afin de fortifier davantage le SYNAFI pour un épanouissement des travailleurs du MINEFID en particulier et des masses populaires en général. Ces déléguées comptent partir en grève les 9, 10 et 11 septembre 2020 pour exiger l’annulation «sans condition et sans délai» de la décision de révocation des trois agents des Impôts et l’abandon des autres mesures répressives contre les travailleurs du ministère des Finances. Pour le secrétaire général du SYNAFI, Mohamed Sawadogo, la question de la révocation des trois agents des finances est purement «politique».

A cet effet,  Il a lancé un appel aux autorités afin qu’elles revoient leur position sur la question de la révocation pour qu’ensemble, ils puissent voir comment ils pourront avancer. Au cours de cette journée, les membres du SYNAFI se sont penchés  sur la question de la mise en place d’une mutuelle, le pillage des ressources et la gabegie. «Notre conseil syndical se tient dans un contexte où les autorités du ministère glissent dangereusement sur le terrain répressif et même de la remise en cause de nos acquis.

Les rapports entre le ministre Lassané Kaboré et la Coordination des syndicats du ministère de l’Economie et des Finances  (CS-MEF) qui étaient acceptables à son arrivée à la tête du département s’effritent peu à peu du fait de ses velléités affichées de descendre dans l’arène de la politique politicienne», indique Mohamed Sawadogo. A l’entendre, depuis le déclenchement de la lutte de la coalition d’une cinquantaine d’organisations syndicales pour la suppression de l’IUTS sur les primes et indemnités, la CS-MEF en général et le SYNAFI en particulier, n’a jamais marchandé et ne marchandera jamais sa participation. Ainsi poursuit-il, assurant la présidence bimestrielle de la CS-MEF depuis novembre 2019, le SYNAFI a su participer et représenter brillamment la coordination aux activités de la coalition.

Il a toujours apporté son soutien aux luttes syndicales et a toujours su prendre position en faveur des masses populaires malgré la volonté de certains caciques du pouvoir de voir la Coordination des syndicats loin de la lutte de la coalition. «Les velléités de blocage de la carrière des travailleurs se précisent avec acuité par la réduction des postes aux concours professionnels 2020 du MINEFID et le massacre dans l’organisation desdits  concours qui n’offre pas de garantie de transparence du fait de l’écartement des syndicats du processus», regrette M. Sawadogo.

Avant de clore son propos, ce dernier a fait savoir que  le SYNAFI reste convaincu que l’élévation du niveau de conscience syndicale et politique de ses militants en particulier et des travailleurs en général ainsi que la solidarité agissante seront les facteurs favorisants pour venir à bout des tentatives de liquidation du mouvement syndical par le pouvoir MPP et alliés.

Omar SALIA

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