Russie 2018 :  Quelles chances pour les Africains au pays du Tsar Poutine ?

Russie 2018 : Quelles chances pour les Africains au pays du Tsar Poutine ?

13 milliards d’Euros, sur un budget estimé à 21 milliards, 12 stades dont 6 renouvellement reconstruits ou rénovés, 32 équipes, 64 matchs, des aéroports et hôtels flambants neufs, voilà un peu pour la carte postale. Mais la magie du rebond du ballon  est la convoitise que suscite Dame Coupe. Quelles sont les chances des cinq représentants africains à Russie 2018 ?

A tout seigneur tout honneur, le Nigéria dont c’est la 6e participation est dans un groupe compliqué.

Le Nigéria a terminé en tête de son groupe de qualification de la zone CAF à la Coupe du monde devant la Zambie, le Cameroun (champion d’Afrique en titre) et l’Algérie.

Les Supers Eagles ont été placés dans le groupe D, en compagnie de l’Argentine, de l’Islande et de la Croatie. Dans ce groupe de la mort où figurent l’Argentine, grande favorite, la Croatie ambitieuse et l’Islande très compliquée à jouer, le Nigéria tentera de décrocher l’une des deux premières places qualificatives pour les huitièmes de finale, leur grand objectif dans cette compétition.

La star de l’équipe John Obi Mikel possède une grande expérience qui ne peut qu’être profitable à ses coéquipiers en équipe nationale. Agé de 30 ans, le capitaine nigérian a remporté la Ligue des champions avec Chelsea en 2012, où il a évolué de 2006 à 2017, avant de s’envoler la saison dernière pour la Chine.

Quant au Maroc, c’est quasiment une mission périlleuse face au champion d’Europe et à l’Espagne.

Le Maroc a réussi un incroyable parcours pour se qualifier. Les Marocains ont terminé en tête de leur groupe de qualification, en allant battre la Côte d’Ivoire lors de la dernière journée chez elle (0-2). Dans leur groupe se trouvait également le Gabon et le Mali.

Placé dans le même groupe que le champion d’Europe, le Portugal et l’une des meilleures formations au monde, l’Espagne, le Maroc n’aura pas vraiment la tâche aisée dans cette poule. Les Marocains tenteront d’abord de battre l’Iran dès leur entrée en lice vendredi.

Le Maroc n’a participé qu’à quatre éditions de la Coupe du monde, en 1970, 1986, 1994 et 1998. Son meilleur résultat est un huitième de finale en 1986, éliminé par l’Allemagne de l’Ouest (1-0). Un Maroc qui jouera la peine dans l’âme avec sa défaite pour l’organisation de la Coupe du monde 2026 face au trio Canada-Mexique-USA.

Quid des Pharaons d’Egypte qui seront les premiers Africains à entrer sur le rectangle vert demain 15 juin ?

Présent dans le groupe A, celui du pays hôte, l’Egypte disputera en Russie la troisième Coupe du monde de son histoire après 1934 et 1990.

L’Egypte s’est qualifiée sans trembler en terminant en tête de son groupe de qualification, devant l’Ouganda, le Ghana et le Congo.

Elle a été placée dans le groupe A, en compagnie de la Russie, de l’Uruguay et de l’Arabie Saoudite.

Emmenée par Mohamed Salah, l’Egypte peut ambitionner de sortir des groupes et ainsi accéder aux huitièmes de finale, pour la première fois de son histoire. L’expérience d’Hector Cuper, et l’homogénéité du groupe A (seule l’Uruguay semble être au-dessus de ses concurrents) peuvent lui permettre d’atteindre ce résultat qui serait historique.

Pour ce qui est de la Tunisie, qui revient après douze années d’absence, Russie 2018 est une rédemption.

Nabil Maâloul a pris ses fonctions en avril 2017. L’ancien milieu des années 1980 et 1990 est un technicien réputé depuis son triomphe en Ligue des champions. Grâce à lui, la Tunisie a retrouvé la Coupe du monde après 12 ans d’absence. Preuve que les entraîneurs locaux ont du talent. En Russie, la Tunisie va disputer sa cinquième Coupe du monde.

Derrière l’Angleterre et la Belgique, grands favoris de cette poule G et le Panama, les Tunisiens tenteront de briller pour se qualifier au second tour.

Wahbi Khazri va devoir mener les Aigles de Carthage le plus loin possible en Russie. En l’absence de la star Youssef Msakni, blessé aux ligaments du genou en avril, l’attaquant rennais, très en verve cette saison en Ligue 1, aura la lourde tâche de mener l‘attaque tunisienne.

Enfin le Sénégal parie sur les demi-finales, pour peu que les Lions de la Téranga jouent sereinement

Aliou Cissé était capitaine de la sélection lors de l’épopée de 2002 qui avait vu le Sénégal créer la surprise en atteignant les quarts de finale. Pour rappel, les Lions de la Téranga avaient même battu la France, alors championne du monde, en ouverture du mondial. Sélectionneur depuis 2015, il fait l’unanimité et a permis à ses joueurs d’être invaincus dans le groupe.

Le Sénégal a terminé premier de son groupe pour décrocher son ticket devant le Burkina Faso, le Cap Vert et l’Afrique du Sud.

Placés dans le groupe H, en compagnie de la Pologne, de la Colombie et du Japon, les lions de la Téranga pour leur deuxième participation, espèrent bien réaliser de nouveaux exploits comme en 2002. L’une des deux premières places de sa poule est possible à atteindre mais pour aller au-delà des huitièmes de finale, il faudra être solide. Les cinq équipes africaines sont donc à Russie 2018 avec quelques atouts, même s’il ne faut pas prétendre à des ambitions gargantuesques. Mais comme le ballon est rond pour tous, et lorsqu’une équipe atteint ce niveau de compétition, rien ne lui est impossible.

Hamed JUNIOR

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