Sanctions CEDEAO Guinée-Burkina Faso : Doumbouya et Damiba demandent un nouveau moratoire

Sanctions CEDEAO Guinée-Burkina Faso : Doumbouya et Damiba demandent un nouveau moratoire

On est loin du ton péremptoire, et un peu sûr d’eux-mêmes des communiqués officiels qui fusent des transitions en Guinée et au Burkina Faso et qu’on publie dans la presse et sur les réseaux sociaux.

On connaît le chœur seriné à Conakry par ceux qui ont fait tomber Alpha Condé : seules les aspirations du peuple guinéen, indiqueront la durée de la Transition, nous ne sommes pas tenus par les délais imposés par la CEDEAO, et ce, après 6 mois de pouvoir, et alors que jusqu’à présent, toujours rien de précis sur la durée de ce pouvoir intérimaire.

Quasiment, la même trompette embouchée au Burkina, et selon le porte-parole du gouvernement, les 36 mois de Transition arrêtés par les forces vives ne seront pas écourtés, et pas question de sacrifier la paix sur l’autel des élections, et la remise du pouvoir aux civils, a laissé entendre en substance Lionel Bilgo.

Ça comme qui dirait, c’est pour la piétaille et la vox populi, car, en même temps que des émissaires de ces 2 présidents putschistes parcourent les capitales sous-régionales, pour des plaidoyers pro domo, des «communications» sont envoyées à la CEDEAO, par rapport à la date butoir du 25 avril 2022. Toutes ces communications côté Burkina, comme Guinée sont du même tonneau : que les sanctions ne tombent pas drues sur les pays et en contrepartie, le dialogue continue pour trouver la médiane, le juste milieu. Par exemple, le Mali brandit un chronogramme de 24 mois.

La CEDEAO prend acte des tergiversations, et des comportements des uns et des autres qui jouent la montre, mais compte suivre de près ce que font et entendent faire les putschistes au pouvoir en Guinée et au Burkina. Il était convenu d’ailleurs qu’après le délai du 25 avril,  si aucun chronogramme consensuel n’est fourni pour ce qui est du Burkina Faso, les sanctions tomberont sans même la tenue d’un sommet de la CEDEAO. Vraisemblablement, la CEDEAO s’est ravisée, sans doute encore instruite par le cas malien, et le contexte de la fronde populaire à son égard, l’organisation a répondu aux communications des 2 pays, en disant que bientôt, des envoyés spéciaux se rendront à Conakry et à Ouagadougou, pour constater de visu, et écouter Doumbouya et Damiba. Deux présidents-militaires putschistes, qui essayent de slalomer et entre les peuples et la CEDEAO, et aussi leurs propres désirs. Un coup d’Etat se fait pour le peuple, mais on ne s’oublie pas soi-même.

Quelle sera la posture de la CEDEAO après ces énièmes visites à Conakry et Ouaga ? Où nous mènent Doumbouya et Damiba, avec des pays qui n’ont pas les mêmes problèmes ?

La REDACTION

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