Sébastien Perez Pezzani, Gaël Mocaër et Vedomy Fred. Ils sont des journalistes de France Télévisions et un fixeur togolais qui étaient partis dans le septentrion du Togo pour des scènes de réalisation d’un documentaire, « Les routes de l’impossible », et avaient été arrêtés le 27 juillet 2026 sur un marché et inculpés le 17 août pour «fausses déclarations». Quel est l’objet du délit ?
L’utilisation d’un drone dont certaines caractéristiques n’auraient pas été déclarées au préalable. Le parquet togolais avait indexé également les autorisations administratives non conformes. On l’a appris hier 2 septembre, ils ont été libérés, ils ont récupéré leurs passeports. En rappel, Perez Pezzani avait été libéré pour raisons médicales, mais devait se soigner à Lomé et son passeport ne lui avait pas été restitué. Les deux confrères pourront donc regagner la France, mais sont astreints à revenir devant le juge au Togo à chaque fois que de besoin, l’instruction suivant son cours.
À la vérité, il faut convenir que compte tenu de la situation sécuritaire dans cette zone , notamment dans celle des Savanes, sous état d’urgence, de tels reportages, même avec le OK des autorités, peuvent poser problème car une région particulièrement sensible. Si en plus un drone est déployé, un quiproquo est vite arrivé. Les deux journalistes et France Télévisions maintiennent mordicus qu’ils ont respecté tout le protocole pour explorer les voies périlleuses de ce nord togolais, alors que pour la justice togolaise il y a anguille sous roche. Cependant, c’est toujours bon à prendre, cette levée d’écrou de nos deux confrères. Comme le disait Alexandre Soljenitsyne, « on n’est jamais libre qu’en prison, mais mentalement, mais dehors, on l’est totalement ». C’est bon à prendre donc de façon humanitaire, et aussi il y a en l’espèce un dénouement diplomatique. Paris n’ayant eu de cesse de demander à Lomé l’élargissement des deux journalistes, même s’il faut attendre, comme l’a dit leur avocat Me Mathias Akakpo, ce qu’il adviendra de cette liberté provisoire. Sans pour autant tomber dans les spéculations oiseuses et invérifiables.
Aujourd’hui au Faso


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