Second round présidentielle nigérienne du dimanche 21 février  Bazoum # Ousmane : le dernier tournant

Second round présidentielle nigérienne du dimanche 21 février Bazoum # Ousmane : le dernier tournant

Fin de campagne hier au Niger ! Le bras de fer électoral entre Mohamed Bazoum du PNDS-Tarayya et Mahamane Ousmane du RDR-Tchanji, classé deuxième à l’issue du premier tour connaîtra son dénouement ce dimanche 21 février. Après s’être livré bataille à travers meetings interposés tentant de convaincre les 22,44 millions de Nigériens de leur capacité à présider à leurs destinées, il revient, ce dimanche, aux électeurs de décider qui installer au palais présidentiel.

 Qui donc de Mohamed Bazoum ou de Mahamane Ousmane succédera à Mahamadou Issoufou au soir du 21 février 2021 ? Arithmétiquement, le grand favori reste Bazoum qui non seulement a fait un grand écart (39,33%) d’avec son challenger (16,99%) mais aussi a pu avoir le ralliement de l’ancien Premier ministre Seini Oumarou (8,95%) et l’ancien ministre Albabé Abouba (7,07%) arrivés respectivement 3e et 4e et qui n’ont pas manqué d’appeler leurs militants à voter massivement pour lui.

Même si ces ralliements peuvent être considérés comme chers payés, faits sur la base de promesses alléchantes de concéder la présidence de l’Assemblée nationale à l’un des deux et aussi des postes juteux pour eux, ils vaudront leur pesant dans ce sprint final pour le fauteuil présidentiel.

Quant à l’ancien chef de l’Etat et opposant Mahamane Ousmane, avec ses 16,99% des suffrages, même s’il a comme soutiens l’ex-président de l’Assemblée nationale, Hama Amadou du Moden Fa Lumana, Ibrahim Yacouba du MPN Kishiin Kassa, 5e lors du premier tour avec 5,38% ou encore, le 6e à savoir l’ex-président de la transition, Salou Djibo, l’écart est tel que renverser la tendance relèverait d’un véritable miracle.

Mais la politique étant le domaine des possibles, le plus grand rêve de Mahamane Ousmane sera sans doute de produire le même ‘’miracle’’ qu’Alpha Condé en Guinée qui avait pu refaire son retard du premier tour de la présidentielle de 2010 face à Cellou Dalein Diallo qu’il a ratatiné au second tour en passant du taux de 20,67% à 52,52%. C’est dire que les jeux restent ouverts pour ce scrutin présidentiel du 21 février d’autant que les voix des militants n’appartiennent pas forcément aux candidats.

Cela dit, dans le cas d’espèce, Mohamed Bazoum a beaucoup plus d’atouts en main pour être le prochain locataire du palais. En obtenant les ralliements de Seini Oumarou et de Albabé Abouba en plus de l’onction du président sortant, de même qu’avec l’union sacrée du PNDS-Tarayya, sauf un tsunami politique, l’ancien ministre de l’Intérieur est plus que favori pour remporter cette élection dont il ne faudrait pas aussi perdre de vue sa sécurisation maximale eu égard au regain des mouvements terroristes ces derniers temps.

En plus, le Niger avec ce scrutin, se trouve dans un tournant démocratique qu’il a le devoir de réussir. C’est la première fois depuis soixante ans que le pays s’apprête à assister à un passage de témoin entre un président issu des urnes et un autre démocratiquement élu. C’est dire que les acteurs impliqués dans l’organisation de ce second tour présidentiel n’ont pas droit à l’erreur tant sur le plan organisationnel que sécuritaire.

Idrissa TRAORE

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