Sécurité au Sahel : le président  Mahamadou Issoufou alerte sur le statut de Kidal

Sécurité au Sahel : le président  Mahamadou Issoufou alerte sur le statut de Kidal

Le président Mahamadou Issoufou, du Niger, a effectué, samedi 7 septembre, une «visite d’amitié et de travail» au Mali. Les questions sécuritaires ainsi que le renforcement de la coopération bilatérale dans la lutte contre le terrorisme ont été notamment au centre des entretiens entre les chefs de l’Etat du Niger et du Mali.

Selon RFI, au cours d’une conférence conjointe aux côtés de son homologue malien, Mahamadou Issoufou a déclaré que le statut de Kidal, toujours aux mains des d’ex-rebelles, est une menace pour le Niger et que des actes terroristes sont parfois commis avec la complicité de certains signataires de l’accord de paix d’Alger.

Le statut de Kidal est une menace pour la sécurité intérieure du Niger. Et en plus, nous constatons, avec beaucoup de regrets, qu’il y a des mouvements signataires des accords de paix d’Alger qui ont une position ambigüe et qu’il y a des mouvements signataires des accords de paix d’Alger qui sont de connivence avec les terroristes. Nous ne pouvons plus l’admettre.

Boubacar Keïta et le Nigérien Issoufou Mahamadou ont exprimé «le souhait que le sommet extraordinaire de la CEDEAO prévu le 14 septembre 2019 à Ouagadougou puisse aboutir à de mesures nouvelles favorisant la coopération renforcée dans la lutte contre ce fléau et puisse constituer un déclic pour un soutien plus accru de la communauté internationale aux Etats de la région dans cette lutte», dit un communiqué commun publié à l’occasion de la rencontre des deux hommes samedi à Bamako.

Les chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest doivent se réunir vendredi pour coordonner leur action face au terrorisme, et notamment aux attaques au Mali, au Niger et au Burkina Faso.

Les propositions issues de la rencontre de Ouagadougou devraient être présentées à la prochaine Assemblée générale de l’ONU fin septembre.

Les présidents malien et nigérien ont prôné la “mutualisation” des moyens de leurs pays face à la menace et ont décidé de créer un comité transfrontalier de sécurité, dit leur communiqué commun. «Nous avons 800 km de frontière commune, les terroristes attaquent tantôt au Mali, tantôt au Niger. Nous avons le devoir de mutualiser de façon bilatérale nos capacités pour y faire face», a dit le président nigérien lors d’une conférence de presse conjointe.

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