Session ordinaire du CONAP-Genre : La budgétisation sensible au genre passe en revue

Session ordinaire du CONAP-Genre : La budgétisation sensible au genre passe en revue

Le Conseil national pour la promotion du genre (CONAP Genre) a tenu sa session ordinaire de l’année ce jeudi 15 novembre 2018, à Ouagadougou, sous la présidence du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, président de l’institution. La rencontre placée sous le thème «La budgétisation sensible au genre : quelles stratégies pour une application efficace et optimale au Burkina Faso?», a pour objectif de permettre aux deux cents (200) participants de contribuer à l’application efficace et optimale de la budgétisation sensible au genre dans les différents départements ministériels et institutionnels au Burkina Faso.

La politique nationale genre, depuis son adoption, a permis d’engranger de nombreux acquis permettant d’améliorer les conditions de vie de toutes les catégories sociales qui composent notre pays, certes, mais d’énormes défis restent à relever.

«Le défi de la transversalité du genre reste une réalité dans notre pays et le budget en est une composante», a expliqué la secrétaire permanente du Conseil national pour la promotion du genre (CONAP Genre), Assétou Sawadogo. Elle a rappelé que le budget est la traduction chiffrée des choix politiques d’un Etat ou d’une collectivité territoriale en action concrète sur une base annuelle ou pluriannuelle. «Un budget intégrant l’approche genre vise à réduire les inégalités socio-économiques existantes entre les différentes catégories sociales et à concrétiser les principes de l’équité et de l’égalité entre les sexes». Le SP/CONAP Genre a poursuivi que c’est pour répondre à ce souci, que le gouvernement, avec l’accompagnement des partenaires, a engagé un processus de prise en compte du genre et des droits des enfants dans la budgétisation. Et pour rendre opérationnel ce processus, notre pays a opté pour une approche progressive par le basculement de 6 ministères pilotes à partir de 2019. Il s’agit des ministères :

des finances et du budget ;

de la femme, de la solidarité nationale et de la famille ;

de l’éducation nationale et de l’alphabétisation ;

de l’eau et de l’assainissement ;

de l’agriculture et des aménagements hydrauliques ;

de la santé.

«Ce processus d’implantation de la budgétisation sensible au genre et aux droits de l’enfant a débuté en 2017 par de nombreuses actions de renforcement des capacités des acteurs nationaux impliqués en tant que composante stratégique», a affirmé le Premier ministre Paul Kaba Thiéba, président du CONAP Genre. Il a expliqué que les 6 ministères pilotes ont l’obligation d’élaborer des programmes, des actions et des activités sensibles au genre et aux droits de l’enfant, ainsi que des objectifs et indicateurs quantitatifs et de les intégrer dans leurs rapports annuels de performance. Pour le premier ministre, l’ambition est d’étendre la budgétisation sensible au genre et aux droits de l’enfant, aux autres ministères et aux collectivités territoriales et pour ce faire, beaucoup de défis doivent être relevés, d’où le thème de la présente session «La budgétisation sensible au genre : quelles stratégies pour une application efficace et optimale au Burkina Faso?». Avant de clore son propos, le chef du gouvernement a indiqué, à l’endroit des membres du conseil que la politique nationale genre arrive à terme en 2019 et qu’il est prévu une évaluation externe, qui fera le bilan de sa mise en œuvre et qui dégagera les perspectives et donc va conduire à la formulation d’une nouvelle politique nationale genre.

Aline Ariane BAMOUNI

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