Sommet des chefs d’Etat de l’Initiative d’Accra : Un G7 + 3 pour contrer la poussée djihadiste

Sommet des chefs d’Etat de l’Initiative d’Accra : Un G7 + 3 pour contrer la poussée djihadiste

Balisé il y a une semaine par les experts et les ministres, le sommet des chefs d’Etat de l’Initiative d’Accra qui s’est tenu ce 22 novembre dans la capitale ghanéenne, se veut une réponse sous régionale à la question djihadiste, notamment contre l’Etat islamique (EI) et Al-Qaïda qui ont pignon sur sable au Burkina et au Niger. Né en 2017 avec le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Togo avec le Mali et le Niger comme observateurs, ce G7 sécuritaire pourrait à la longue remplacer, le moribond G5 qui n’est d’ailleurs plus que l’ombre de lui-même. Un G7 + 3 car à ce conclave d’Accra se sont jointes l’UE, la Grande Bretagne et la CEDEAO.

Les chefs d’Etat initiateurs de ce projet se sont rendus compte, et la réalité sécuritaire leur donne raison que la lutte contre les terroristes n’est plus un problème des «maillons faibles», le Burkina Faso, le Mali et le Niger, mais les itératives attaques aux septentrions du Bénin et du Togo et au Sud du Ghana et à la frontière Côte d’Ivoire-Burkina Faso ont achevé de convaincre que les tentacules de la pieuvre djihadiste a atteint les côtes du Golfe de Guinée.

A l’heure où il est question au Mali et de plus en plus au Burkina, d’une prise en charge nationale de cette lutte anti-djihadiste, et non plus de sous-traitance (avec la France) mais avec Wagner au Mali, et où la MINUSMA, s’effiloche avec les départs des contingents britanniques, ivoiriens et bientôt allemands, une telle Initiative est à féliciter. A condition qu’elle ne se perde plus dans les dédales de la bureaucratie, des présences des idéologies et des faux souverainismes à crin.

Si l’UE donc ipso facto la France et la Grande Bretagne veulent revoir leur participation à la lutte contre le terrorisme au Sahel, mais sont pourtant partantes pour cette Initiative d’Accra, c’est qu’il est possible d’éviter les erreurs, les susceptibilités et les attaques et accusations qui ont fait le lit du départ de Barkhane du Mali, et qui prépare peut-être celui de SABRE au Burkina.

Mutualiser les forces africaines avec l’appoint d’autres (UE, Grande Bretagne) rien de tel pour combattre ces ennemis qui ignorent les frontières «la menace de l’extrémisme violent transcende les frontières», a déclaré Albert Kan-Dapaah, ministre de la Sécurité du Ghana. Cependant, il faudra aller vite, avec les services de renseignements, accroître la coopération militaire, surtout aux frontières-passoires, tout cela semble des réponses idoines à cette croissance inouie des violences djihadistes au Sahel et les côtes du Golfe de Guinée.

Un G7 + 3 réactif, compétent et flexible, c’est le souhait de toutes ces familles de victimes et ces millions de Personnes déplacées internes (PDI) afin que petitement, mais sûrement la sous-région redevienne un havre de paix.

La REDACTION

 

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