Soutenance à l’UFR/SEA : Abdou Raim Ouéda obtient son Master II avec «l’approche KEMIRA» et «ELECTRE»

Soutenance à l’UFR/SEA : Abdou Raim Ouéda obtient son Master II avec «l’approche KEMIRA» et «ELECTRE»

 Pour l’obtention du diplôme de Master en mathématiques appliquées, informatique et modélisation en environnement, Abdou Raim Ouéda s’est intéressé sur l’analyse comparative entre «approche KEMIRA» et «ELECTRE I». Devant le jury, dirigé par Francis Bassono, par ailleurs directeur de l’UFR/SEA, M. Ouéda a expliqué que l’objectif est de faire une analyse multicritère entre KEMIRA et ELECTRE I dans l’optique d’aider à la prise de décision. Après deux heures d’exposé, de questions et d’observations, l’étudiant s’en sort avec une note de 16/20. C’était le vendredi 30 décembre 2022 à l’UFR/SEA de l’université Joseph Ki-Zerbo.

 

Dans son exposé, l’impétrant a fait savoir que l’Aide multicritère à la décision (AMCD) est un pilier de la recherche opérationnelle. Selon lui, parmi les méthodes issues de l’AMCD, on distingue les méthodes d’agrégation totales, les méthodes itératives et les méthodes d’agrégation partielles (Roy et Bouyssou). Cependant, il précise que les reproches faits aux méthodes d’agrégation totale sont le plus souvent la compensation aveugle qu’elles permettent lorsque le problème ne s’y prête pas, la transitivité de la relation entre les alternatives et l’incomparabilité qui n’est pas permise entre les alternatives. «De façon simple», «l’approche KEMIRA» et «ELECTRE I» sont des méthodes qui permettent de résoudre des problèmes comme par exemple une personne qui veut acheter une voiture. En ce moment, la personne va fixer les critères de la voiture qu’elle veut et on va réunir l’ensemble de ces voitures et choisir la meilleure voiture qu’elle veut. Mais rien ne prouve qu’on va trouver une voiture qui réunit l’ensemble des critères qu’elle désire, mais au moins, on va réunir le maximum de critères que la personne souhaite», souligne Abdou Raïm Ouéda. A l’en croire, les méthodes d’agrégation partielles ont vu le jour pour pallier ces problèmes. Cependant, l’étudiant précise qu’un reproche fait aux méthodes d’agrégation partielle est le plus souvent le grand nombre de paramètre qu’elles nécessitent pour leur mise en œuvre.

Sur «l’approche KEMIRA» et «ELECTRE I», Abdou Raim  Ouéda indique que l’objectif est de faire une analyse multicritère. «Notre comparaison se fera sur la pertinence des résultats, la convergence avec l’analyse de sensibilité, le nombre de paramètre et le temps d’exécution», ajoute l’impétrant. Face au jury, il a démontré clairement que l’aide à la décision est l’activité de celui qui prenant appui sur des modèles clairement explicités mais non nécessairement complètement formalisés, aide à obtenir des éléments de réponse aux questions que se pose un intervenant dans le processus de décision d’éléments concourants à éclairer la décision et normalement à prescrire. Ou simplement, à favoriser un comportement de nature à accroître la cohérence entre l’évolution du processus d’une part, les objectifs et le système de valeur au service desquels cet intervenant se trouve placé d’autre part. «Au terme de notre recherche, nous pouvons dire que nous avons mené une étude comparative entre deux méthodes à savoir ELECTRE I réalisant des comparaisons par paire d’actions, non compensatoire dont le surclassement est établi en deux étapes (construction de S et exploitation de S) et KEMIRA qui regroupe les actions en deux catégories (les bonnes : B et les mauvaises).Cela nous a permis de constater que la méthode Kemira permet d’avoir un meilleur choix», conclut l’étudiant. Après des observations et des critiques, le jury a reconnu la pertinence du thème ainsi que le travail abattu par l’impétrant, ce qui lui a valu la note de 16/20. «Dans l’ensemble, c’est un bon exposé car l’étudiant a travaillé sur une méthode qui est nouvelle, ce qui exige d’ailleurs beaucoup de travaux car il touche à un problème concret de la vie», indique Dr Aimé Metchebon, maître de conférences à l’université Aube nouvelle. Francis Bassono, maître de conférences et président du jury, pour sa part, a relevé quelques insuffisances. Mais dans l’ensemble, il a apprécié le travail de l’impétrant.

Omar SALIA

 

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