Surpris dès potron-minet, 14 soldats burkinabè tombent à Yirgou : Vivement les drones et la nouvelle stratégie !

Surpris dès potron-minet, 14 soldats burkinabè tombent à Yirgou : Vivement les drones et la nouvelle stratégie !

Après le pogrom né des affrontements intercommunautaires de janvier 2019 qui avait fait une cinquantaine de tués, Yirgou est devenu, avec l’attaque tôt hier 4 octobre 2021 du détachement militaire qui s’y  trouvait, Yirgou est devenu un «champ de bataille contemporain» dans cette guerre oblique.

Surpris dès potron-minet (à l’aube), les militaires ont dû batailler dur contre la horde juchée sur des motos qui a fondu sur eux.

Evidemment, hier à Yirgou, la réalité de la guerre asymétrique s’est imposée : «On est passé instantanément de la basse intensité à la haute intensité et à l’extrême violence», selon les mots du général Jean-Louis Georgelin ex-chef d’état-major des armées de France. Si Yirgou subit l’attaque la première d’un détachement de militaires, ce genre de coups mortels assénés aux Forces de défense et de sécurité (FDS) sont légions au Burkina : 29 mars 2020, sur l’axe Gomboré-Garkeré dans la Boucle du Mouhoun (3 gendarmes tués), 1er avril 2020 à Toéni, toujours dans la même région (un militaire tué), le 9 avril 2020, à Sollé dans la province du Lorum, un détachement militaire a perdu des éléments par attaque.

Mines artisanales, guet-apens et même attaques frontales par surprise, tous les stratagèmes sont utilisées par les terroristes pour assassiner soldats et civils depuis 5 ans et demi au Burkina. Comme on le dit, les terroristes ont créé un environnement «gazeux» au Burkina, un terrain qui leur est favorable, et la bombonne de «gaz» terroriste, éclate toujours au bon moment et au bon endroit !

Pourtant aguerries depuis plusieurs mois, les FDS donnent la réplique, on sent également des populations apeurées et fuyantes, mais collaborer également, car elles paient aussi le prix du sang dans cette guerre imposée par des ennemis de l’ombre. Elles refusent désormais d’être la curée dans ces gros pans du territoire  devenues des arênes de combat. Et si justement ces terroristes attaquent ces détachements militaires, c’est qu’ils ont compris que les FDS ont changé de tactiques, et ne se laissent plus avoir par la segmentation des forces terroristes en petits tronçons. C’est désormais souvent, détachement militaire contre terroristes à califourchon sur motos en petits groupes. Et à ce sujet, le démantèlement la semaine dernière des contrebandiers de carburant qui ravitaillaient les terroristes est un bon début, pour mettre fin à l’économie et aux finances criminelles, une action qui contribue à réduire les déplacements louches.

Vivement aussi la nouvelle stratégie promise par le nouveau ministre de la Défense, le général Aimé Barthélémy Simporé et surtout vivement l’arrivée fissa des drones et autres matériels militaires. Dans leur mode opératoire qui varie peu, les attaques djihadistes à motos  étant privilégiées, les FDS doivent s’y préparer. Ça fait 5 années que ça dure et les drones engins de surveillance et d’attaques sont de nos jours des outils vitaux dans la batterie d’artillerie des armées du Sahel. Si la technologie n’est pas une condition suffisante, elle est nécessaire dans cette guerre-marathon que doit gagner le Burkina, en comptant sur ses propres forces d’abord, et ensuite, avec Barkhane, Takuba et autre en appoint.

Du reste, c’est un viatique utile cet appui aérien avec les aéronefs d’autant que l’heure est  grave avec les mics-macs actuels à fleurets mouchetés, mais assez véhéments entre la France le Mali et la Russie sur un sujet pourtant crucial : la sécurité au Sahel.

La REDACTION

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR