Suspension de la campagne à Kinshasa : Et si le pouvoir avait peur de perdre ?

Suspension de la campagne à Kinshasa : Et si le pouvoir avait peur de perdre ?

Autodafés des magasins de la CENI à Kinshasa, tentative d’effectuer pareille forfaiture à Béni, invectives, interdiction à Fayulu de tenir meeting à Lumumbashi, et maintenant suspension de la campagne électorale dans la capitale Kin ! Mais de quoi a peur le FCC, et son candidat Ramazani Shadary, en stoppant ainsi la pêche aux voix des candidats au cœur même de l’élection, car chacun sait que dans toute campagne, qui tient le centre, tient souvent la périphérie, surtout dans cette élection ou Kinshasa représente à elle seule, le tiers de l’électorat ?

En instrumentalisant le gouverneur André Kimbuta de Kin de suspendre la campagne, sous le fallacieux argument «d’impératifs sécuritaire», le pouvoir congolais montre de plus en plus, que sa certitude que le match du 23 décembre serait plié, est un leurre. Affirmer que les candidats de l’opposition s’apprêteraient à «préparer une confrontation de la rue» pour suspendre la campagne est tout simplement un aveu, de peur de perdre. N’est-ce pas les mêmes autorités qui se gargarisaient que sécuritairement tout est au point pour le déroulement paisible du vote ?

Empêcher Martin Fayulu, autrement dit celui-là même qui pourrait faire pièce aux ambitions poutiniennes de Kabila en RDC, sous la spécieuse raison de sécurité, alors que le plausible héraut de l’alternance, draine des foules à chacun des meetings, c’est tout simplement exhiber de la frilosité. Oui la galaxie Kabila, où gravitent de prétendantes étoiles-machines à gagner des élections, connaît des éclipses. Lumumbashi, Kindu, Kalemie et maintenant Kinshasa, zones rouges pour Fayulu, participe de la volonté du prince de façonner des élections à sa guise.

Que prépare le FCC à 3 jours de ces scrutins, en mettant tous les challengers sous éteignoir à Kinshasa, une flibusterie électorale, avec dans le rôle de grand corsaire Ramazani ? En tout cas, le pouvoir est entrain de confirmer exactement les craintes de la Commission paix et justice (CPJ) de la CENCO, qui subodorait il y a quelques semaines déjà que c’est moins l’élection en elle-même que les recours postélectoraux et les contestations d’après-élections qui risquent d’être la poudrière dont la déflagration secouera la RDC. Kabila et les siens sont entrain de confirmer les craintes de l’épiscopat

SAM Chris

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR