Tchad : Gl Taher Erda Tairo, patron de la garde  présidentielle : Kaka muscle son pouvoir

Tchad : Gl Taher Erda Tairo, patron de la garde  présidentielle : Kaka muscle son pouvoir

Accalmie et paix relative hier à N’Djamena et dans d’autres villes après les échauffourées manifestants-militaires qui ont fait entre 5 et 9 tués. Une journée de pause pour «panser les plaies et enterrer les morts» selon un des leaders de l’Opposition, Ngarlejy Yorongar, qui laisse sous-entendre qu’évidemment la lutte continue jusqu’à ce que le CMT, accède à leurs revendications qui peuvent se résumer à :

Dissolution du CMT ;

Formation d’une transition civile ;

Consultations de tous les opposants ;

Elections inclusives.

Forcément des exigences qui trouvent des oreilles bouchées du côté, des militaires, qui ont repris leur «chose» sur le cadavre du président Deby père, car cette chose, le pouvoir était leur propriété depuis 31 ans !

Tirer sur une foule de manifestants, qui ne font qu’exercer leur droit, c’est criminel, même si les arguments brandis par la junte sont redoutablement recevables. En effet, dans cette ambiance de prise de pouvoir, de guerre et de rebellions, de telles manifestations sont des cadres de sédition, car comme l’a laissé entendre l’ex-ministre de la Justice Sedick Abas, «on ne sait pas qui est manifestant réel».

C’est l’escalade, car à écouter le président Mahamat, le CMT n’entend pas négocier avec les rebelles, sauf si la sortie élyséenne d’il y a 48 heures, avec un Emmanuel Macron, qui bien qu’apportant son soutien au CMT, lui intime en même temps l’ordre de ne pas fermer les portes, et surtout de ne pas vouloir confisquer le pouvoir. Si la France reste ferme, peut-être que le CMT reverra sa copie. Ce qu’il faudra démontrer par le contraire, à l’issue des 18 mois impartis à la transition.

Et on attend de voir la posture qu’adoptera le CMT, relativement à cette transition et surtout dans l’optique des prochaines élections. Pour le moment, Kaka muscle sa sécurité, car en nommant le général Erda Tairo comme chef de la garde présidentielle, autrement dit le oh combien poste stratégique et sécuritaire, que lui-même occupa, sous le règne de son père, le patron de la junte tchadienne n’entend pas en tout cas se démettre, et bétonne sa sécurité et son avenir. Erda, c’est un homme de confiance qui devrait veiller sur Deby fils.

Il faut seulement souhaiter que la journée du 27 avril, soit la dernière de ce genre, car si des jours comme ça, il devrait en avoir, il faut craindre que le Tchad, qui n’était déjà pas très unie, ici la connotation ethnique est de mise, il faut donc redouter que le Tchad ne se transforme en une poudrière, car là déjà la paix oscille.

La REDACTION

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