Tentative de coup d’Etat et arrestation de présumés putschistes : tout serait parti d’une fiche de renseignement des services secrets

Tentative de coup d’Etat et arrestation de présumés putschistes : tout serait parti d’une fiche de renseignement des services secrets

 

Le projet de tentative «présumé»  de coup d’Etat au Burkina Faso et l’arrestation des présumés auteurs  continuent d’alimenter les discussions et fait les choux gras des parutions. Au lendemain de l’annonce par le parquet de l’ouverture d’une enquête, plusieurs sources indiquent que tout serait parti d’une fiche de renseignement produit par le service des renseignements.

Selon notre confrère de Confidentiel Afrique, tout est parti d’une fiche de renseignement des services secrets militaires qui a atterri sur la table du Président Roch Marc Christian Kaboré, dans laquelle on soupçonnerait certains agissements «suspects» de l’officier Emmanuel Zoungrana avec un groupe de hauts gradés de l’armée.

Mais depuis plusieurs mois, le cas Zoungrana était trop pris au sérieux par les services secrets burkinabè. Selon des informations de Confidentiel Afrique, son statut de chef de corps du 12e Régiment d’infanterie commando avec ses nombreuses connexions dans les autres garnisons du pays l’avait mis au-devant du dispositif sécuritaire. Les mêmes confidences précisent que  l’officier Emmanuel Zoungrana qui ne cachait pas son désaccord faisait entendre sa voix au plus haut sommet de l’appareil sécuritaire en termes de gestion et d’organisation des troupes. Et le journal de s’interroger ; cette posture l’a-t-il emporté en concoctant cette fiche de renseignement sur lui? Stratégie d’isolement ou de diversion en anticipant sur des projets de putschs en gestation ?

Des sources sécuritaires feraient état d’une tactique du parquet militaire de Ouagadougou qui consiste à faire porter le chapeau à un groupe d’officiers rebelles vis-à-vis des dignitaires militaires proches du palais de Kosyam.

Dans un communiqué rendu public en fin de soirée d’hier mardi 11 janvier 2022, le parquet militaire a annoncé l’arrestation et l’audition de huit militaires accusés d’être à l’origine d’un projet de déstabilisation des institutions de la république.

«Le 8 janvier 2022, le parquet militaire de Ouagadougou était saisi par dénonciation d’un membre de la bande, d’une allégation de projet de déstabilisation des institutions de la République que projetait un groupe de militaires», explique le communiqué.

«Nanti de cette information, nous avions instruit la police judiciaire militaire d’ouvrir une enquête circonstanciée pour élucider cette affaire. Huit militaires ont déjà̀ été interpellés et interrogés pour les besoins de la cause», indique le  parquet militaire avant d’assurer qu’à l’issue de cette étape, une suite sera donnée à cette procédure conformément aux règles de procédure dans le strict respect de la présomption d’innocence et du droit de la défense.

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