Le procès de l’affaire dite « du trading », portant sur des fonds collectés auprès du public évalués à plusieurs dizaines de milliards de FCFA, s’ouvre le 19 octobre 2026 au Tribunal de grande instance Ouaga I. Outre ce dossier emblématique, 32 autres sont inscrits au rôle de la première session du pôle spécialisé dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée, prévue jusqu’au 30 octobre.
L’affaire dite « du trading » sera au cœur de la première session de l’année judiciaire 2026-2027 du pôle spécialisé dans la répression des infractions économiques et financières et de la criminalité organisée (Pôle ÉCOFI) du Tribunal de grande instance (TGI) Ouaga I. Selon un communiqué du Procureur du Faso près ledit tribunal, ce dossier est inscrit à l’audience du lundi 19 octobre.
Dans cette affaire qui remonte à 2020, les sociétés Globumi SA, Barka Finance International SARL et Royal Finance SARL, l’association Club des jeunes entrepreneurs du Burkina Faso (CJEBF), ainsi que neuf personnes physiques sont poursuivies pour plusieurs infractions présumées. Il s’agit notamment d’escroquerie aggravée, de blanchiment de capitaux et, pour certains mis en cause, de soustraction frauduleuse au paiement de l’impôt.
L’affaire concerne plus d’un millier de victimes. Les fonds collectés auprès du public sont évalués à plusieurs dizaines de milliards de francs CFA, ce qui confère à ce dossier une importance particulière au regard de son ampleur financière et du nombre de personnes concernées.
Au-delà de cette affaire emblématique, la Chambre correctionnelle du Pôle ÉCOFI examinera au total 33 dossiers au cours de cette session, qui se déroulera du 19 au 30 octobre 2026. Les audiences sont prévues à partir de 9h, simultanément dans la Salle d’audience n° 1 et dans la Salle Attiron du TGI Ouaga I, conformément aux rôles établis.
Le Procureur du Faso invite les victimes de l’affaire du trading, ainsi que celles des autres dossiers programmés, à se présenter aux audiences, personnellement ou par l’intermédiaire de leurs conseils. Elles devront se munir d’une pièce d’identité et de tout document permettant de justifier leur préjudice, afin de se constituer partie civile et de faire valoir leurs droits.


COMMENTAIRES