Tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2023 : Cap-Vert, Togo, Eswatini : le Burkina ne pouvait pas espérer mieux !

Tirage au sort des éliminatoires de la CAN 2023 : Cap-Vert, Togo, Eswatini : le Burkina ne pouvait pas espérer mieux !

Le tirage au sort de la prochaine Coupe d’Afrique des nations s’est déroulé hier mardi 19 avril 2022 à Johannesburg en Afrique du Sud, lançant ainsi le compte à rebours de Côte d’Ivoire 2023. Le sort des Etalons du Burkina est lié à celui du Cap-Vert, de l’Eswatini (Swaziland) et du Togo. Un tirage favorable, mais qui ne présage pas une balade de santé !

 

Nul doute que hier après-midi, le continent africain a eu les yeux rivés vers la nation Arc-en-ciel. Au nombre de 48 nations africaines engagées dans ce tour qualificatif de la prochaine Coupe d’Afrique qui va se disputer en terre ivoirienne (du 23 juin au 23 juillet 2023), chacune connait désormais ses adversaires. Suspendus pour interférences politiques, le Zimbabwe et le Kenya ont été admis au tirage. Placés respectivement dans le groupe K en compagnie du Maroc, de l’Afrique du Sud et du Liberia et dans le groupe C, où siègent le Cameroun, la Namibie et le Burundi, cette inclusion s’est faite dans la perspective d’une levée de suspension, avant le début de la compétition. Dans le cas contraire, ils se verront exclure de la compétition

Reparties dans 4 pots selon le classement FIFA, cette disposition permet d’éviter des oppositions entre grandes équipes, au risque de voir des favoris du continent absentes de la fête. Logé dans le groupe B par les mains innocentes des anciens internationaux, Salomon Kalou et Lucas Radebe, le Burkina n’a pas à se plaindre, même s’il convient de prendre conscience que ce tour qualificatif ne sera pas une balade de santé. Dans ce groupe composé du Cap-Vert, du Togo et de l’Eswatini (ex-Swaziland), deux tickets donneront droit à un atterrissage au bord de la Lagune Ebrié.

Dans ce groupe B, les Etalons avec leur titre de vice-champion d’Afrique en 2013, médaillés de bronze au Gabon 2017 et 4e au Cameroun, se dégagent du lot. Mais l’obstacle n’est pas à négliger. Si l’Eswatini passe pour être le petit poucet du groupe (largement battu à deux reprises par les Etalons), il convient de se méfier du voisin Togolais qui rumine sans cesse sa frustration avec à sa tête un staff (Paolo Duarte) qui connaît bien le football burkinabè et naturellement du Cap-Vert qui nous a présenté des équations difficiles à résoudre lors de la dernière phase finale de la CAN au Cameroun.

Logiquement, la première place qualificative va se disputer entre le Burkina et le Cap-Vert, avec un avantage pour les Etalons qui seront à la conquête d’une 13e participation. Le Cap-Vert ira à la recherche d’un 4e ticket de phase finale, alors que le Togo démarchera sa 9e participation. Mais le Togo dont la meilleure performance reste un quart de finale en 2013 (éliminé par le Burkina) est en reconstruction. De ce point de vue, Paolo Duarte risque d’avoir moins d’arguments devant le Cap-Vert qui est dans une belle trajectoire. Les Eswatiniens eux, viendront pour négocier leur premier fait d’arme sur le continent. Difficile de leur accorder une chance dans ce groupe, mais dans un rôle de trouble-fête, ils peuvent s’avérer imprévisibles.

Comme prévu, le système adopté a épargné la compétition de groupe dit de la «mort», même si le groupe K composé du Maroc, du Zimbabwe, de l’Afrique du Sud et du Libera sera difficile et que le groupe D qui aligne L’Egypte, la Guinée, le Malawi et l’Ethiopie s’annonce palpitant, d’autant plus que ces 4 nations étaient à la dernière phase finale. En dehors de l’Ethiopie, les 3 autres avaient franchi le 1er tour de Cameroun 2021, et l’Egypte avait atteint la finale.

Pour ce qui concerne le Burkina, trois grandes interrogations turlupinent les Burkinabè au stade actuel. D’abord, le manque de sélectionneur. Nous sommes certes dans le temps, mais rien n’indique que le sujet est véritablement maîtrisé par la Fédération. Il y a ensuite le cas du stade du 4-Août. Visiblement, les Etalons vont devoir une fois de plus squatter un stade sur le continent afin d’honorer la réception de ses visiteurs. Enfin, quand on sait dans quel climat délétère surfe le football burkinabè, on peut se demander de quoi demain sera fait ? Le seul pari sur lequel les Burkinabè s’accordent aujourd’hui, c’est que les Etalons ne peuvent pas se permettre de pointer absent à la CAN Côte d’Ivoire 2023.

Hamed JUNIOR

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd❜hui au Faso

GRATUIT
VOIR