Visite de Mohamed Bazoum à Alger : Une nouvelle ère pourrait s’ouvrir

Visite de Mohamed Bazoum à Alger : Une nouvelle ère pourrait s’ouvrir

 C’est une visite de travail et d’amitié qui en dit long sur la vision du  président nigérien Mohamed Bazoum. En foulant le sol algérien, un peu plus de trois mois après son élection à la tête du Niger, l’ancien chef de la diplomatie nigérienne affiche ses ambitions : celui de renouer un partenariat fructueux avec un voisin laissé longtemps à l’écart et de de bénéficier de l’expertise d’un allié stratégique et incontournable sur le plan sécuritaire   dans la bande sahélo-saharienne. Et les propos d’après audience, viennent corroborer cette thèse.

Les échanges avec Alger ont été «fructueux» et «féconds», selon les mots de Mohamed Bazoum. Une «grande impulsion» entre voisins, ajoute-t-il même dans le cadre d’un dispositif de coordination. Fraichement rentré de Paris, Mohamed Bazoum et son homologue Abdelamdjid Tebboune, entendent redonner un souffle nouveau et une nouvelle dynamique à la coopération entre les deux pays. Dans ce sens, les deux hommes d’Etat ont déclaré  être en symbiose sur toutes les questions abordées lors de cette visite. C’est donc une nouvelle ère qui s’ouvre entre les deux pays, dont le premier acte concret est  la réouverture de la frontière.

Au-delà des accords signés dans les domaines politique, économique et du développement, le président Bazoum vient de frapper un bon coup. Car dans le contexte actuel, marqué par la poussée terroriste qui ne cesse de gagner du terrain et le retrait de la Force Barkhane, qui mieux pour prendre le relais de Paris si ce n’est Alger. Considéré à tort ou à raison comme le repaire de plusieurs chefs terroristes et nantie de sa longue expérience dans la lutte contre les mouvements fondamentalistes, l’Algérie apparaît aujourd’hui comme le partenaire idéal des pays du G5 Sahel dans son combat contre l’hydre terroriste. En prenant les devants, Mohamed Bazoum montre-t-il un peu la voie à ses pairs du Sahel ? Sera-t-il suivi dans sa démarche ? Nul ne saurait le dire. Mais comme l’ont toujours ressassé les observateurs les plus avertis de la région, aucune solution durable ne saurait prospérer sans l’implication réelle du pays de Habib Bourguiba ?

DAVY RICHARD SEKONE

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