Vital Kamerhé condamné à 20 ans de travaux forcés : La branche s’est brisée sous le pied du «caméléon»

Vital Kamerhé condamné à 20 ans de travaux forcés : La branche s’est brisée sous le pied du «caméléon»

Vital Kamerhé a du croire qu’il cauchemardait au prononcé du verdict, devant le tribunal siégeant dans la prison de Makala : 20 ans de travaux forcés pour avoir détourné ou dissipé, 50 millions de dollars, ce que les juges ont enrobé dans le mot «corruption» !

C’est une lourde peine infligée à l’ex-directeur de cabinet du chef de l’Etat et surtout son allié dans le cash, cette alliance qui aura permis à Félix Tshisekedi de rafler le pouvoir suprême.

A partir de son arrestation déjà, Vital Kamerhé devait sentir le coup de massue judiciaire venir. Car indépendance de la justice pour indépendance de la justice, on ne peut pas aller arrêter et embastiller le dircab d’un président de la République sans le feu vert de ce dernier, surtout s’il a agi dans les faits qui lui sont reprochés au nom de son patron, pendant 7 mois, en l’absence d’un premier et encore dans un chantier emblématique que celui des «100 jours du président» !

Ensuite, les minutes de ce procès un peu à la hussarde auront permis de constater que Kamerhé bien qu’étonné d’être devant les juges, tout en invoquant la multitude de coordinations, n’a pas pu invalider la charge de la preuve : où sont passés la cinquantaine de millions ? Pourquoi avoir fait une avance d’un million de dollars à la société Samibo Congo SARL avant même la formalisation d’un contrat ?

Certes Kamerhé va faire appel de ces 20 ans de condamnation. Mais quand bien même la justice révérait ce verdict à la baisse, cette confirmation de culpabilité est déjà en soi un gros obstacle pour sa carrière politique à l’horizon 2023. Que son parti l’UNC reste ou non dans le Cach, que ses ministres le soutiennent en bloc, ou en partie, la justice vient de mettre, du moins momentanément un terme aux ambitions de celui dont on disait que le deal dans le deal Cach-PPRD et UNC-UDPS était de succéder à Tshisekedi, son allié en 2023.

Apparemment, cette entente a volé en éclats, et bien malin, qui pourra dire, ce qui se passera entre l’actuel chef de l’Etat et son devancier Kabila Junior, qu’on prête l’intention de revenir en … 2023, à la Poutine ! Alors Kamerhé, le mouton amuse-gueule ?

La mise hors circuit de Kamerhé décante un peu la situation et bien d’autres évènements viendront sans doute l’éclairer davantage.

Le jeu de marionnettistes se poursuivra en RD Congo avec souvent des accélérations dans ce pays-continent où les problèmes nationaux ou individuels sont à l’image du pays : gigantesques. Finalement, la branche s’est brisée sous les pieds du «caméléon» congolais (surnom de Kamerhé due à ses pirouettes politiques), tout le contraire de celui béninois, le défunt président Mathieu Kérékou qui estimait que la branche ne se brisait jamais sous les pieds de ce Caméléonidés.

Sam Chris

COMMENTAIRES

WORDPRESS: 0
Aujourd'hui au Faso

GRATUIT
VOIR