Vote du Budget de l’Etat, gestion 2020 – Recettes : 2 233 316 662 – Dépenses : 2 518 466 662

Vote du Budget de l’Etat, gestion 2020 – Recettes : 2 233 316 662 – Dépenses : 2 518 466 662

Les élus nationaux réunis en séance plénière hier jeudi 5 décembre 2019, ont adopté à 87 voix pour, le projet de loi portant finances pour l’exécution du Budget de l’Etat exercice 2020. Ce budget prévisionnel est estimé à 2 233 316 662, et les dépenses à 2 518 466 662.  

2 233 316 662, c’est le Budget de l’Etat, exercice 2020 qui a été soumis à l’appréciation des députés hier jeudi 5 décembre 2019. 126 députés ont pris part au vote. 87 ont voté pour et 39 se sont abstenus. Pour ce qui est des dépenses dans le budget prévisionnel, elles sont évaluées à 2 518 466 662. Avant de se prêter à l’exercice, chaque groupe parlementaire a donné sa consigne de vote. Ainsi, le groupe parlementaire UPC n’a pas donné son aval tandis que le groupe parlementaire PJRN a invité ses membres à s’abstenir. Quant au groupe parlementaire CDP, il emboîtera le pas de PJNR en invitant aussi ses membres à s’abstenir pendant que Renouveau démocratique invite les siens à voter en toute responsabilité en âme et conscience. Les groupes parlementaires Burkindlim et MPP ont invité leurs membres à voter pour.

Le projet de loi, avant d’être soumis au vote, a fait l’objet d’études. La Commission des finances et du budget (COMFIB) qui a pris part aux travaux a présenté son rapport. Le rapporteur général, Abdou Rasmané Ouédraogo est revenu sur les principaux résultats attendus de l’exécution du budget en question, dans les secteurs de l’eau potable, de l’assainissement des eaux et excrétas, des aménagements hydrauliques, la formation professionnelle et de la promotion de l’entreprenariat des jeunes, de l’enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation, la santé, l’éducation nationale, l’alphabétisation et la promotion des langues nationales.

La commission a également fait des recommandations au gouvernement. Constatant une dégradation avancée du Palais des sports de Ouaga 2000, constatant que les travaux de l’infrastructure n’ont pas fait l’objet d’une réception définitive, considérant que l’absence de la réception définitive de cette infrastructure constitue un obstacle à la réalisation des travaux de réhabilitation, elle a recommandé au gouvernement de procéder à la réception définitive des travaux de construction. Comme seconde recommandation, la COMFIB, considérant l’implémentation du budget programme qui permet une planification triennale des besoins des ministères et institutions, constatant les activités prioritaires de certains ministères et institutions formulés en besoins supplémentaires, considérant la nécessité d’une priorisation des besoins dans la planification des besoins des ministères et institutions, la commission recommande au gouvernement de procéder à l’identification des activités relevant des ministères et institutions et de s’assurer de la prise en compte intégrale de ces activités dans les budgets des ministères et institutions.

Ces recommandations ont été bien accueillies par le gouvernement, représenté à la plénière par le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré qui a pris bonne note tout en promettant de les prendre en compte.

Le coup de gueule de Bala Sakandé

Avant de procéder au vote du budget prévisionnel, des questions ont été adressées à la COMFIB et au ministre en charge de l’Economie qui ont apporté des réponses. A l’issue de leurs interventions, le président de l’Assemblé nationale, Alassane Bala Sakandé a saisi l’occasion d’interpeller le gouvernement sur un certain nombre de questions. Il s’agit entre autres de la liste de ceux qui doivent à l’Etat, la propriété bâtie, les jours fériés, etc. Pour ce qui est des débiteurs de l’Etat, il a rappelé à Lassané Kaboré que l’Assemblée nationale a demandé à son département de lui fournir la liste de ces derniers mais la demande n’a pas eu de suite. Séance tenante, il l’a invité à rendre disponible ladite liste dans un délai d’un mois. Tout en condamnant l’attitude de ces individus qui se cachent derrière les financements des campagnes électorales pour ne pas honorer leurs engagements, il déclare : «C’est pour taper la poitrine et dire après j’ai financé la campagne de tel candidat.

Ne financez pas, mais payez ce que vous devez à l’Etat». Il est également revenu sur les jours fériés qu’il estime trop nombreux. Dans la dynamique de voir ces jours revus à la baisse, il estime que pour un pays sous-développé comme le Burkina Faso, tant de jours fériés est aberrant surtout lorsqu’on dit que lundi est férié quand une fête reconnue tombe sur un dimanche.

Pour ce qui est de la rationalisation des finances de l’administration, il a fait cas aussi des bâtiments loués par des particuliers à l’Etat. Soulignant que des camarades se passent souvent des marchés dans ce sens, le patron de l’hémicycle indique que cela est exagéré et confie que les députés dans les jours à venir vont se pencher sur cette question.

Edoé MENSAH-DOMKPIN

COMMENTAIRES

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    jeunedame seret 8 mois

    Bala Sakandé a vu juste et pourrait bien enrichir les caisses de l’État. Si Kaboré tarde à publier les débiteurs de l’État, pourquoi ne pas le congédier? C’est flou. Et il faut un esprit de fermeté à tous.

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